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Société

2 minutes pour comprendre : l'accueil des mineurs étrangers isolés dans le Poitou

mercredi 9 janvier 2019 à 4:46 Par Baudouin Calenge et Noémie Guillotin, France Bleu Poitou

Ça s'arrange pour l'accueil des mineurs non accompagnés dans le Poitou. Si le nombre de mineurs étrangers isolés accueillis n'a pas bougé entre 2017 et 2018, à Poitiers comme à Niort, les procédures d'évaluation et leur prise en charge est désormais plus structurée.

Jeunes mineurs isolés du Poitou - Auberge de jeunesse de Poitiers
Jeunes mineurs isolés du Poitou - Auberge de jeunesse de Poitiers © Radio France - Marie-Coralie Fournier

Poitiers, France

Ils n'ont pas plus d'argent mais sont mieux organisés ! Dans le Poitou, les départements, via l'Aide sociale à l'enfance, doivent depuis plus de deux ans faire face à l'afflux massif de jeunes mineurs migrants. Il y a un an, les départements montaient au créneau pour dénoncer le manque de moyens et d'accompagnement de la part de l'Etat. Aujourd'hui encore, ils ne reçoivent pas plus d'aide : l'Etat rembourse à peine 10% de ce que coûte cet accueil en Vienne comme en Deux-Sèvres, mais ces derniers ont trouvé des solutions pour une meilleure efficacité et réduire ainsi la facture.

Une facture allégée de près de 2,5 millions d'euros pour la Vienne

Dans la Vienne, la collectivité a vu débarquer plus de 420 jeunes en 2018, autant qu'en 2017. Mais pour un même nombre de jeunes accueillis, la note est passée de 8 millions à 5 millions 600 mille euros. Pour parvenir à de telles économies, l'accueil de ces jeunes a été centralisé et leur évaluation effectuée de manière beaucoup plus rapide. Cette évaluation est capitale car elle permet de vérifier si les jeunes accueillis sont bel et bien mineurs. Or dans la Vienne, ces tests démontrent que 70% des jeunes se présentant comme mineurs sont en fait majeurs. 

Même stratégie dans les Deux-Sèvres, département où le nombre de jeunes migrants a bondi de 30% l'an dernier pour atteindre les 489 (85% se sont avérés être majeurs). Pour autant, la facture n'a été pour le conseil départemental "que" de 4 millions 700 mille euros alors que le Département avait programmé une dépense de 6 millions.

Des jeunes formés via l'apprentissage

Dès l'instant où ces jeunes ne sont plus considérés comme mineurs, leur prise en charge n'est plus de la responsabilité des départements. Mais pour les vrais mineurs, un accompagnement est mis en place. Et là aussi, les départements se sont montrés plus efficaces dans leur prise en charge : en Vienne comme en Deux Sèvres, ils sont hébergés dans des structures dédiées et moins coûteuses que des hôtels.

L'hébergement hôtelier, qui avant était presque la règle, est devenu l'exception. Ce sont également les départements qui s'occupent de leur suivi sanitaire et de leur formation. Dans la Vienne, sur les 250 mineurs étrangers pris en charge par le Conseil départemental, 95 suivent un apprentissage pour l'essentiel dans les métiers de bouche.