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Vingt ans après AZF, "on ne regarde plus les fumées blanches des usines de la même façon"

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Par , , France Bleu Occitanie

Vingt ans après l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, le regard de la population sur les industries a changé. France Bleu Occitanie donne la parole aux habitants en se rendant dans les quartiers de la ville tous les mardis. Ce mardi matin, votre radio invite aussi un professeur de sociologie.

 Il y a 20 ans le 21 septembre 2001 à Toulouse l'usine chimique d'AZF est detruite par l'explosion d'un stock de nitrate d'ammonium, provoquant la mort de 30 personnes et faisant 2500 blesses
Il y a 20 ans le 21 septembre 2001 à Toulouse l'usine chimique d'AZF est detruite par l'explosion d'un stock de nitrate d'ammonium, provoquant la mort de 30 personnes et faisant 2500 blesses © Maxppp - Patrick Gardin

Patrick Chaskiel, professeur émérite de sociologie à l'université Paul-Sabatier, conférencier sur la catastrophe d'AZF et chercheur au CERTOP à Toulouse était ce mardi l'invité de France Bleu Occitanie. Interview.

Vous étiez à Toulouse le jour de l’explosion le 21 septembre 2001 ?

J’étais à Ramonville, de l’autre coté de la colline de Pech David. Je me souviens très bien du "bang" ou du "double bang". Très honnêtement, sur le moment, je n’y ai pas prêté plus attention. Puis en passant la tête par le balcon, j’ai vu quelqu’un avec un masque à gaz  ui m’a dit qu’une catastrophe industrielle venait se de produire. Avec ma femme, on a immédiatement pensé à nos enfants respectifs qui étaient dans les lycées et à l'université.

Il y a un avant et un après AZF ?

Oui, incontestablement. C’est surtout les effets socio-politiques qui sont marquants, en tous cas c'est sur quoi j'ai travaillé. Et en particulier, l'une des grandes conséquences, cela a été pour la première fois dans l'histoire industrielle française la fermeture d’un atelier industriel rentable pour des raisons politiques.

Ça a changé les mentalités et le regard porté sur les fumées blanches des usines ?

Dans les années 70, quand on voyait une fumée c’était un signe d’activité. Trente, quarante ans plus tard on les regarde en ce disant que c’est un signe de pollution. Il y a eu une prise de conscience.

Y a-t-il du mieux pour les consignes de sécurité ?

La sécurité c’est une pression constante. Quand un automobiliste relâche sa vigilance, on va toujours dire qu'un accident est possible, mais on fait tout pour que les usines soient de plus en plus préoccupées. Les réglementations se sont durcies. L’état, l'inspection des installations classées et de plus en plus sévère vis à vis des industriels. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y ait pas des contournements, mais la pression politique est plus importante. Les industriels qui depuis Napoléon considéraient qu’ils avaient la primauté ne peuvent plus imposer leur point de vue aux décideurs politiques.

France Bleu Occitanie installe son studio mobile dans les quartiers pour recueillir les témoignages des Toulousains. Cette opération peut-elle être utile pour la recherche sur AZF ?

Toutes les opérations sont utiles. Beaucoup de choses ont été écrites sur la catastrophe de l’usine AZF et ses conséquences socio-politiques. On peut toujours y revenir, mais cela devient presque de l’histoire. Il faut reconstituer ce qui a été dit. Ajouterons-nous beaucoup à ce qui a été dit ? Peut-être faut-il comparer à ce qui se passe aujourd’hui dans les usines ?

Pendant deux mois France Bleu Occitanie vient à votre rencontre pour nous parler de votre AZF dans plusieurs quartiers de Toulouse. On vous donne la parole sur cet évènement. Toutes les Toulousaines et tous les Toulousains se souviennent de leur 21 septembre 2001.

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