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Société

200 brebis des Pyrénées en transhumance vers la ville, aux portes de Toulouse

jeudi 8 mars 2018 à 6:07 Par Olivier Lebrun, France Bleu Occitanie

A Launaguet dans la banlieue de Toulouse, un troupeau de brebis des Pyrénées est descendu de la montagne pour brouter les herbes folles aux portes de la ville. Un éco pâturage qui bénéficie au berger et à la commune pour l’entretien de terrains en friche.

Les brebis Tarasconnaise au pied du château de Launaguet
Les brebis Tarasconnaise au pied du château de Launaguet © Radio France - Olivier Lebrun

Toulouse, France

C'est un nouveau type de transhumance. A Launaguet, dans la périphérie de Toulouse, 200 brebis venues des Pyrénées ont pris leurs quartiers de printemps à quelques encablures du terminus du métro. Elles vont y rester cinq semaines. Les brebis broutent l'herbe fraîche dans cette zone inondable non constructible aux portes de la ville, ce qui permet à la commune d'entretenir des terrains laissés à l'état sauvage, grâce à l'éco-pâturage.

250 brebis aux portes de la ville

C’est un berger des Pyrénées - Moïse - éleveur de brebis Tarasconnaise, une race rustique des Pyrénées qui est descendu des estives pour la ville. Berger à Sepx sur les hauteurs de Montréjeau, il profite des 30 hectares de terres disponibles en ville pour faire paître ses moutons.  Pendant ce temps, l'herbe repousse sur ses parcelles de montagne, parfait pour faire du foin. « Venir en ville, pour moi ce n’est pas du folklore, c’est un vrai atout économique » explique le berger qui ne se sépare jamais de ses deux chiens Patou, car même en ville, il faut protéger le troupeau des prédateurs et des attaques de chiens errants. Sébastien Natal - dit "Moïse" - produit de l'agneau des Pyrénées en label rouge.

Le berger Moïse et l’un de ses deux chiens Patou  - Radio France
Le berger Moïse et l’un de ses deux chiens Patou © Radio France - Olivier Lebrun

C'est tout bonus aussi pour André Puyo, l'adjoint à l'environnement de Launaguet qui a fait appel au berger et son troupeau pour entretenir les terrains inconstructibles et protégés que les propriétaires délaissent. « Nous avions des parcelles qui n’étaient pas entretenues du tout, cette pratique de l’éco pastoralisme est la solution. La partie où les moutons sont passés, en très peu de jours déjà, ça nettoie bien ».

Notre reportage avec le troupeau des brebis et leur berger aux portes de Toulouse

Le troupeau repartira en transhumance en Avril vers Bouloc et Fronton au nord du département, avant de regagner les estives des Pyrénées au mois de Juin.  Un éco pâturage ville/campagne , et plaine/montagne favorisé par le Conseil départemental de Haute Garonne.

L'idée est venue d'une interrogation du conseil municipal de Bouloc sur l’avenir agricole de son territoire. L’objectif était de revaloriser les terres en friches. Les conseillers agro-environnement du département ont eu l’idée d’associer un berger du Comminges, qui en échange de terrains pour nourrir son troupeau participe à l’entretien et à la valorisation des terres en friche.

Un troupeau décimé dans le Lot

Un peu partout en France, l'éco-pâturage se multiplie, les troupeaux entretiennent les espaces verts dans les entreprises ou les espaces publics.

Dans le Lot, la SNCF a fait appel à la société d'écopâturage "GreenSheep" pour entretenir ses parcelles, mais l'expérience a tourné au fiasco. Faute de surveillance, les dix moutons venus de l'Ile d'Ouessant ont tous été décimés, non pas par le loup, mais par les chiens errants. Les habitants ont tenté de les protéger avec des veilles de nuit, en vain. La maire de Girac - près de Biars-sur-Cére - Sylvie Fauquet est dépitée. « l’eco-paturâge, c’est très bien, mais il faut penser à bien protéger le troupeau, agir sur les chiens errants, je ne connais aucune commune qui n’est pas confrontée à ce fléau. »

" toutes les nuits, les chiens attaquaient les moutons " - Sylvie Fauquet - maire de Girac dans le Lot

Girac, commune du nord du Lot - Aucun(e)
Girac, commune du nord du Lot - @Google map