Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

2017 en Limousin : l'année du malaise dans les maisons de retraite

vendredi 5 janvier 2018 à 7:36 Par Jérôme Edant, France Bleu Limousin

L'année 2017 a marqué une mobilisation sans précédent pour dénoncer le manque de moyens dans les maisons de retraite en Limousin. Directeurs, personnels et même résidents se sont retrouvés "main dans la main" après la suppression des emplois aidés.

Directeurs, personnels et résidents des EHPAD dénoncent le  manque de moyens - illustration
Directeurs, personnels et résidents des EHPAD dénoncent le manque de moyens - illustration © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Limousin, France

L'annonce de la fin des emplois aidés, durant l'été 2017, a mis le feu aux poudres dans les maisons de retraite publiques du Limousin, déjà soumis à un manque criant de personnel. Le malaise ainsi créé a donné lieu à une situation jamais vue : directions, personnels et même pensionnaires se sont mobilisés ensemble pour dénoncer le manque de moyens et les conditions de vie inacceptables des résidents. 

La toilette, c'est VMC : visage-main-cul" - une infirmière de maison de retraite

Pour illustrer cette situation alarmante, une expression a pu choquer, il y a quelques semaines, lors d'une conférence de presse des personnels CGT : VMC ou visage main cul, pour parler de la toilette des personnes âgées. Certes la formule a pu choquer, mais c'est tout simplement une alerte : le personnel est désespéré. "On a seulement 7 minutes par personne" se désole Monique Sanz-Sindo, délégué CGT à la maison de retraite de Couzeix. "Alors oui, on dit communément visage-main-cul car on est obligés d'aller à l'essentiel et le personnel culpabilise".

Du jamais vu, les résidents écrivent au Président de la République

Les directeurs d'établissements se désolent eux aussi. "Nous n'avons plus les moyens !" disent les uns et les autres. En octobre, directeurs et syndicats ont alors adressé, ensemble, une lettre ouverte à Emmanuel Macron. Démarche jamais vue. Jamais vu non plus : à Châlus, les résidents ont fait de même : une lettre au Président de la République. "Il manque de personnel, constamment, ce n'est plus possible !" témoignent les résidents, "les douches, c'est tous les 15 jours ou parfois une fois par mois et il n'y a plus que 2 personnes pour servir à table". 

Ils ne l'espéraient presque pas, mais la lettre a reçu une réponse, signée d'un chef de cabinet de Matignon. Une réponse de principe, renvoyant le problème vers la préfecture de région "qui tiendra les résidents informés de la suite". La suite immédiate, c'est le maintien de quelques emplois aidés pour les maisons de retraite. Mais pour chacun, la situation reste inacceptable.