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Société

24 Heures du Mans : la pression de la course pour les proches des pilotes

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Par , France Bleu Maine

Les 24 Heures du Mans, c'est éreintant pour les pilotes... Pour leurs familles aussi ! Souvent présentes sur le circuit, elles les soutiennent en étant aux petits soins dès qu'ils sortent de la voiture.

Corinne et Frédéric, les parents du rookie Nicolas Jamin, découvrent pour la première fois la pression des 24 Heures du Mans
Corinne et Frédéric, les parents du rookie Nicolas Jamin, découvrent pour la première fois la pression des 24 Heures du Mans © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Le Mans, France

Audrey Canal guette son mari à la sortie du stand de l'équipe Panis Barthez Competition. Julien court les 24 Heures du Mans depuis 10 ans alors "je commence à m'habituer, mais les premières fois je l'ai très mal vécu", explique sa compagne. Pour les familles des pilotes, cette course est particulièrement éprouvante en terme de stress et d'accompagnement.

S'improviser manager

"Avec Julien, _on fonctionne avec l'application WhatsApp pour qu'il me prévienne au moment où il veut me voir_, en fonction du planning et de la stratégie de l'équipe", explique Audrey. 

Quand il n'est pas en piste, c'est le moment de détente, même si on stresse toujours pour la voiture.

"J'essaie de l'accompagner au mieux, en m'occupant de notre maison et de toute la logistique. Je gère beaucoup plus au moment des 24 Heures", renchérit Anne-Sophie Capillaire, femme de l'autre pilote sarthois. "On fait tout pour qu'il soit dans les meilleures conditions pour la course, tout le reste s'arrête un peu", précise-t-elle. 

Trouver sa place dans les stands

Certaines comme Audrey Canal passent la nuit sur place, sans vraiment fermer l’œil. Anne-Sophie Capillaire rentre quelques heures chez elle "mais le pire moment, c'est le stress au réveil avant de regarder le classement". Pas évident pourtant de rester non stop dans le paddock. "C'est tout petit, avec les pneus et le matériel qui passe au milieu, alors _on essaie de ne pas gêner et on vient juste prendre des nouvelles de temps en temps_"

Voir les visages des proches, ça rassure les pilotes, mais les stands c'est surtout la place des mécanos !

"On apprend avec l'expérience les endroits où se placer, c'est vrai qu'au début on ne sait pas trop où se mettre", confirme Audrey Canal. Pour les proches des pilotes qui viennent pour la première fois sur le circuit du Mans, c'est encore plus compliqué. "Il ne faut pas déranger les mécanos, il faut qu'on leur laisse leur espace de travail libre", estime Frédéric, papa de Nicolas Jamin qui court en LMP2 pour Duqueine Engineering Racing.

Le pilote Sarthois Vincent Capillaire et sa femme Anne-Sophie en pleine discussion dans les stands - Radio France
Le pilote Sarthois Vincent Capillaire et sa femme Anne-Sophie en pleine discussion dans les stands © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

La pression pour les familles des rookies

Pour les familles de rookies (pilotes dont c'est la première fois) comme les Jamin, les 24 Heures du Mans sont un peu une épreuve. Ils ont amené les matelas et sacs de couchage pour camper directement sur le circuit. "C'est un petit peu stressant, une course de 24 Heures c'est à part", explique la mère du pilote, Corine. _"_Un peu stressant ? Non, beaucoup ! On croise les doigts, on espère qu'il se fait plaisir et que ça va bien se passer", ajoute son père. "On essaie de laisser Nicolas dans sa bulle, de voir quand il a du temps à nous accorder ou pas", explique Corine.

Quand on pique du nez, on va se poser une heure !

Pour éviter de lui mettre la pression, elle et son mari passent ainsi l'essentiel de la course dans le réceptif de l'équipe... En gardant constamment un œil sur les écrans qui diffusent la course et le classement. "On ne peut pas ne pas regarder, lance Frédéric, il faut qu'on voit si la voiture marche et les temps réalisés, c'est notre seul lien. _On décroche le temps d'aller boire un verre, mais plutôt quand c'est un autre de l'équipe qui pilote_", conclut-il.