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Société

25 migrants de la jungle de Calais sont arrivés au Mans

vendredi 13 novembre 2015 à 18:44 Par Magali Fichter, France Bleu Maine

Leur car est arrivé ce vendredi après-midi. Originaires du Soudan, d’Afghanistan et du Cameroun, ces hommes sont accueillis dans un bâtiment dont l’Etat est propriétaire, le temps de régler leur situation administrative.

Vingt-cinq hommes, en majorité Soudanais, sont arrivés au Mans ce vendredi
Vingt-cinq hommes, en majorité Soudanais, sont arrivés au Mans ce vendredi © Radio France - Magali Fichter

Ils ont les traits tirés, le regard fatigué. Imran, un jeune Afghan de 24 ans, explique qu’il a traversé une demi-douzaine de pays avant d’arriver en France et d’atterrir dans la « jungle » de Calais, cet immense bidonville près du tunnel sous la Manche. Volontaire pour venir au Mans, comme tous les autres migrants qui sont arrivés ce vendredi, il raconte : "La France, l’Angleterre, l’Allemagne, pour nous c’est pareil. Tout ce qu’on veut c’est vivre dans un pays en paix".

Le car, en provenance de Calais, à son arrivée au Mans - Radio France
Le car, en provenance de Calais, à son arrivée au Mans © Radio France - Magali Fichter

"La France, l’Angleterre, l’Allemagne, pour nous c’est pareil. Tout ce qu’on veut c’est vivre dans un pays en paix" - Imran, 24 ans

Parmi ces vingt-cinq migrants, on dénombre vingt Soudanais, quatre Afghans et un Camerounais. Ils sont censés rester au Mans le temps de déposer une demande d’asile et d'obtenir la réponse de l'administration sur leur situation. Les locaux de la rue de la Mariette servent donc de centre d’hébergement temporaire, pour l’urgence. Ce qui n’a rien à voir avec un centre de rétention administrative : ces hommes restent tout à fait libres de leurs mouvements.

25 chambres de 2 lits

Dans ce bâtiment qui abritait auparavant la direction départementale des territoires (et que l’État cherche à vendre), 25 chambres de deux lits ont été installées. Le site peut donc encore théoriquement accueillir 25 personnes supplémentaires. Plusieurs associations, comme la Banque alimentaire et le Secours populaire, sont associées au dispositif et fournissent de la nourriture, du savon, des lits et des couvertures. Une équipe du centre hospitalier a été dépêchée sur place. L'association Tarmac est chargée de l'accompagnement quotidien.