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Société

À Mont-de-Marsan, 250 personnes se rassemblent sur la place Saint-Roch pour défendre la corrida

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Par , France Bleu Gascogne

Les peñas taurines de Mont-de-Marsan ont appelé à un grand rassemblement ce samedi matin sur la place Saint-Roch, pour dire non à l'interdiction de la corrida aux mineurs de moins de 16 ans. Environ 250 personnes ont répondu présent.

Environ 250 personnes se sont rassemblées sur la Place Saint Roch, à Mont-de-Marsan, pour dire non à l'interdiction de la corrida aux mineurs de moins de 16 ans
Environ 250 personnes se sont rassemblées sur la Place Saint Roch, à Mont-de-Marsan, pour dire non à l'interdiction de la corrida aux mineurs de moins de 16 ans © Radio France - Flore Catala

Mont-de-Marsan, France

La place Saint-Roch à Mont-de-Marsan s'est remplie de monde samedi 26 octobre, aux alentours de 10h. Élus (dont le maire de Mont-de-Marsan Charles Dayot, mais aussi la secrétaire d'Etat Geneviève Darrieussecq), représentants de la culture taurine, sympathisants et élèves d'écoles taurines... en tout, environ 250 personnes se sont rassemblées pour protester contre le projet d'interdiction de la corrida aux enfants, souhaitée par plusieurs députés de la majorité. 

"Une atteinte à nos libertés"

Le 17 octobre dernier, la députée LREM Samantha Cazebonne confirmait son souhait de déposer une proposition de loi pour interdire les spectacles tauromachiques aux mineurs de moins de 16 ans. Une annonce reçue comme une attaque par les défenseurs de la culture taurine, comme Alain Lafourcade, président du club taurin Pedro Romero : "c'est une atteinte à nos libertés par des gens qui ne sont pas du tout au courant de ce qu'est la corrida. On n'a pas à recevoir de leçons de gens qui n'y connaissent rien, qui sont hors-sol. Laissons nous vivre dans le sud, avec nos passions et nos traditions".

"Touche pas à mes passions" : c'est ce qu'on pouvait lire sur les affichettes distribuées et brandies durant la manifestation - Radio France
"Touche pas à mes passions" : c'est ce qu'on pouvait lire sur les affichettes distribuées et brandies durant la manifestation © Radio France - Flore Catala

Les défenseurs de la corrida vivent donc cette proposition de loi comme un "affront", une leçon de morale et d'éducation qui n'a pas lieu d'être selon eux. "Les gens du sud se sont sentis agressés par cette arrogance qui consiste à vouloir indiquer aux parents ce qu'ils doivent faire pour leurs enfants, leur dire que ce qu'ils leur transmettent est quelque chose qui va les déconstruire. Alors que c'est tout le contraire !" s'indigne Michel Dufranc, maire de La Brède (Gironde) et secrétaire général de l'Union des Villes Taurines Françaises.

La corrida, spectacle impressionnant, mais pas choquant

Pour les parents, parler d'interdire la corrida pour protéger les mineurs semble hors-sujet. Eugénie, mère de deux enfants de moins de dix ans, ne craint pas que la corrida puisse choquer les enfants qui assistent au spectacle. Ou du moins pas plus que les images qu'ils peuvent voir à la télévision ou sur les réseaux sociaux, dès leur plus jeune âge. "Je pense qu'il y a beaucoup de choses plus violentes pour les enfants dans les médias ou à la télévision en général. Et puis les enfants ne vont pas à la corrida avant un certain âge. Personnellement j'ai fait ma première corrida à 12 ans, et souvent les enfants ne vont pas à ce spectacle avant cet âge-là. Et ils n'y ont pas accès non plus parce que ce n'est pas médiatisé". 

Il y a beaucoup de choses plus violentes pour les enfants dans les médias" - Eugénie, mère de deux enfants, et opposée à l'interdiction de la corrida aux mineurs.

Les premiers concernés, les enfants ou jeunes adolescents, sont du même avis. Luc, un Mugronnais de 15 ans, élève de l'école taurine  Adour Aficion, ne comprend pas qu'on puisse parler de "traumatisme". Bien au contraire, il garde un bon souvenir de la première corrida à laquelle il a assisté, impressionné mais émerveillé, à l'âge de 10 ans.

Ce n'est qu'un début

La manifestation a rassemblé environ 250 personnes, venues écouter les discours enflammés ou indignés des porte-paroles, deux semaines après un premier rassemblement, à Dax, le 13 octobre, où 700 personnes étaient venues manifester. Pour Michel Dufranc, c'est le signe que la mobilisation se met en route et se renforce : "Nous n'en sommes qu'au début, il y aura d'autres rassemblements. Le peuple du Sud est mobilisé, il est dans la rue, et il montre ce qu'il est capable de faire pour défendre ses traditions, sa culture, son identité".

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