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3.000 patients vont pouvoir tester le cannabis thérapeutique défendu en Limousin par Eric Correia

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Par , France Bleu Limousin

Les boutiques de produits à base de CBD, la molécule inoffensive du cannabis se multiplient à Limoges et à Brive. Cet engouement va-t-il pousser la France a accélérer sur l'expérimentation du cannabis thérapeutique ? On en parle avec Eric Correia, défenseur de cette expérimentatione n Limousin.

Eric Correia, élu creusois au conseil régional de Nouvelle Aquitaine défend la production de cannabis thérapeutique en Limousin.
Eric Correia, élu creusois au conseil régional de Nouvelle Aquitaine défend la production de cannabis thérapeutique en Limousin. © Radio France - Sophie Peretti

Il en a fait son cheval de bataille depuis plus de 3 ans. Eric Correia, infirmier de formation et élu creusois au conseil régional de Nouvelle Aquitaine défend l'expérimentation du cannabis thérapeutique et la possibilité de le produire en France, plus précisément en Creuse. 

Alors qu'on voit fleurir dans toute la région y compris à Limoges et Brive des boutiques spécialisées dans la vente de produits à base de CBD, la molécule inoffensive du cannabis, le combat d'Eric Correia avance doucement. Il fallait "d'abord crédibiliser, expliquer pourquoi on ne voit pas pourquoi on pourrait faire des médicaments à partir des opiacés et on ne pourrait pas en faire à partir du cannabis." 

3.000 patients vont pouvoir tester l'usage du cannabis thérapeutique

L'expérimentation sanitaire se met petit à petit en place. "3.000 patients vont pouvoir tester en France l'usage du cannabis thérapeutique pour cinq pathologies." La dernière étape selon lui, c'est d'obtenir "l'autorisation pour pouvoir transformer la fleur et donc produire ce cannabis."

En attendant, tout un chacun peut acheter du CBD au coin de la rue, mais "on est plus dans le bien être, ça peut être l'équivalent de ce que sont aujourd'hui les huiles essentielles dans la médecine" estime Eric Correia. Pour autant certains consommateurs de CBD expliquent l'utiliser pour des douleurs chroniques ou de l'anxiété alors est-ce un substitut avant le cannabis thérapeutique ? "Parfois entre le thérapeutique et le bien-être, il y a une frontière qui ne se voit pas vraiment" selon l'élu qui s'appuie sur l'exemple des médicaments pour mieux dormir qui seraient remplacés par du CBD. "L'effet est identique mais avec des effets secondaires en moins." 

Pour Eric Correia, au lieu de toujours chercher à qualifier entre bien-être, thérapeutique ou médicale, "à un moment donné, le patient qui remplace des molécules prescrites par le médecin par d'autres molécules moins nocives et qui lui font le même effet, pourquoi ne pas autorisé ? " 

La France à la traîne sur ses voisins européens 

Mais le conseille régional, il reste une différence majeure entre le cannabis thérapeutique et le CBD. "Le cannabis thérapeutique obéit à des règles de fabrications très strictes. On contrôle de la graine jusqu'au produit fini" pour être sûr de la régularité des dosages dans les médicaments notamment.  

Les emplois se créent partout sauf chez nous et ça c'est plutôt scandaleux.

Si les contrôles sont moindres pour le CBD, "il n'y a pas de risque" assure Eric Correia. "Est-ce qu'il y a des risques quand on prend des huiles essentielles ? Il n'y a pas de soucis par rapport à ça." Et de déplorer le fait que sur l'usage du CBD en France, "on est dans les derniers pays européens à le permettre. On a le recule de tous les autres, 25 pays européens. Il y en a 21 qui ont autorisé le cannabis bien-être et médicale donc vous voyez qu'on est à la traîne" aussi bien pour les patients que pour la production. "Nous n'avons pas le droit de transformer la fleur et ce n'est pas normal ! Les emplois se créent partout sauf chez nous et ça c'est plutôt scandaleux."

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