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30 ans de Canal + : 30 petites histoires que vous ignorez sans doute

- Mis à jour le -
Par France Bleu

Il y a 30 ans jour pour jour, le 4 novembre 1984, naissait la quatrième chaîne de télévision française, une chaîne à péage, Canal +. Ce mardi, la chaîne fête son anniversaire en grande pompe.

L'ancien bâtiment de Canal +, quai de Javel à Paris
L'ancien bâtiment de Canal +, quai de Javel à Paris © Maxppp
Bandeau anecdotes Canal
Bandeau anecdotes Canal © Radio France

#1 | L’anecdote de Michel Denisot

Quel souvenir Michel Denisot garde-t-il de l’inauguration de la chaîne, le 4 novembre 1984 ? Nous lui avons demandé… il y est question du président Alain Rousselet, et de boutons de guêtre :

denisot Canal

#2 | L’anecdote de Philippe Dana

Saviez-vous que l’émission Ca Cartoon a failli compter parmi ses protagonistes Yves Montand ? L’acteur et chanteur, grand amateur de cartoons américains, a failli être le personnage central d’un épisode spécial . Philippe Dana, le présentateur de l’émission disparue en 2009, revient sur cette petite histoire.

canal Dana

#3 | Chaîne privée ou chaîne publique ?

Lancée en 1984, Canal + est la première chaîne de télévision française à ne pas être issue de l’éclatement de l’ORTF, dix ans plus tôt, en 1975. Est-ce pour autant une chaîne privée ? La réponse est oui : elle appartient au groupe Havas, pas à l’Etat. 

On peut toutefois émettre deux bémols : la volonté de créer cette chaîne vient directement du président de la République élu trois ans plus tôt, François Mitterrand, qui annonce en 1982 une quatrième chaîne de télé. Quant à l’agence Havas, elle a été nationalisée en 1945 : son principal actionnaire, c’est donc l’Etat. 

#4 | Un nom arrivé (presque) par hasard

Pourquoi « Canal Plus » ? L’origine de ce nom est due à une simple erreur d’impression sur un document officiel . A l’origine, le projet était appelé « Canal 4 ». Et c’est en voyant un 4 mal imprimé que le président André Rousselet a eu l’idée de transformer purement et simplement ce 4 en +. La chaîne devient donc « Canal Plus » pendant toute la période de pré-lancement, et « Canal + » à partir du 4 novembre 1984.

#5 | Le + qui n’en est pas un

Regardez bien attentivement le + du logo de Canal +… vous remarquerez, si vous avez l’oeil, qu’il ne s’agit pas vraiment d’un plus mathématique, mais plutôt d’une croix : la barre inférieure est légèrement plus longue que les trois autres . Ce n’est pas une erreur, mais bien un choix graphique du créateur du logo, Etienne Robial, pour donner plus d’équilibre à ce symbole fort.

Le gabarit du logo de Canal +
Le gabarit du logo de Canal +

#6 | Les cinq premiers Guignols étaient…

Il y a, bien évidemment, Patrick Poivre d’Arvor, très rapidement renommé PPD ; et la cultissime marionnette de Johnny Hallyday et son « Ah que coucou ». Mais qui sont les trois autres ? Ni Jacques Chirac, ni le président Mitterrand… mais deux marionnettes aujourd’hui disparues, Anne Sinclair et l’écrivain Françoise Sagan .

Le dernier, c’est Philippe Gildas : le présentateur de NPA propose de faire partie des « victimes » des Guignols. « Ainsi pourrais-je dire ‘J’y suis aussi ! C’est pour rire ! Ce n’est pas grave !’ », raconte-t-il dans son livre Les années Nulle Part Ailleurs

[scald=1124536:sdl_editor_representation]#7 | Des guests pour les génériques

Le fameux « Cinéma Tchi-tcha », vous vous souvenez ? Mais savez-vous qui l’a composé ? Ce ne sont pas les deux musiciens à l’origine de presque tous les génériques de la chaîne, Arnaud Devos et Philippe Eidel… mais Michel Jonasz . L’interprète de La Boîte de jazz a été invité à créer ce jingle dans lequel on peut entendre sa voix, en tendant l’oreille.

Comme lui, d’autres artistes avaient été approchés, en 1984, pour créer une partie des jingles. C’est ainsi que l’on peut entendre Serge Gainsbourg dans le générique de l’émission pour enfants Cabou Cadin, Diane Tell avant les téléfilms , ou le footballeur stéphanois Dominique Rochereau pour une partie des génériques sportifs. 

#8 | L’émission qui n’a jamais vu le jour

Elle s’appelait « Bienvenue en France » et devait être présentée par Guy Bedos et Florence Belkacem… mais cette émission a été arrêtée… juste avant de démarrer . C’est le journaliste Léon Mercadet, décédé en juillet dernier, qui raconte cette anecdote dans le livre Les invités de la fête co-écrit avec Philippe Dana. Alors que l’émission était prête, l’équipe s’est rendue compte lors de l’enregistrement du « pilote », le numéro zéro, que les deux animateurs se disputaient la vedette, et que le tandem ne fonctionnait pas. 

#9 | Les secrets des fêtes

Y a-t-il eu des saladiers de cocaïne, comme le dit la légende, dans les fêtes organisées par Canal dans les années 90 ? "Je n’en ai jamais vu ", répond Philippe Dana. Il n’empêche que ces fêtes étaient une stratégie industrielle , où "chaque détail était soigné, il y avait une vraie volonté d’offrir un spectacle ", raconte l’ancien animateur.

"Cela permettait de montrer le savoir-faire de Canal dans tous les domaines ", poursuit-il. Toboggans pour accéder aux salles , fête foraine, spectacle de la troupe Royal de Luxe : chaque soirée était l’occasion de nouvelles extravagances.

#10 | Sans Canal, pas de ciné en France ?

Imaginez que Canal + ne soit pas présent dans le paysage médiatique français… Le résultat, ce serait peut-être une baisse de la production cinématographique. Car le groupe Canal + est le plus gros financeur de l’industrie cinématographique en Europe : avant même leur sortie, en 2011, 55% des 272 films produits en France et en Europe étaient pré-achetés par Canal pour être diffusés. Cette même année, le groupe a dépensé 214 millions d’euros pour aider à la production de films.

#11 | Le HBO à la Française

Dans la création de séries aussi, Canal + commence à imprimer sa patte dans le paysage international, avec sa maison de production Création Originale. Pas de quoi concurrencer le géant américain HBO, mais tout de même : la série Engrenages, diffusée depuis 2005, a été exportée dans 70 pays, et est devenue la première série diffusée en Angleterre en français sous-titré… ainsi que sur Netflix aux Etats-Unis.

#12 | La vraie histoire de « Kulunmouton »

L’un des sketches cultes des Guignols, dans les années 1990, met en scène le directeur des programmes Alain de Greef, face aux sages du CSA, en train d’expliquer pourquoi un sketch dans lequel Michael Kael a des pratiques zoophiles ("kulunmouton " en langage de Greef) est drôle.

[scald=1124542:sdl_editor_representation]Mais saviez-vous que ce sketch est inspiré d’une histoire vraie ? Le CSA avait adressé un courrier à la direction de Canal + pour le mettre en garde sur cet humour jugé douteux. Mais c’était suite à une séquence des Guignols , et pas de Groland, qui présentait "Raymond Barre nu ". 

#13 | Canal, précurseur dans le foot

Avant 1984, impossible de voir un match de championnat en direct à la télévision. Comme dans d’autres domaines, c’est Canal + qui a changé la donne : grâce à un accord signé avec la Ligue de football professionnel quelques jours à peine avant le lancement de la chaîne , Canal obtient le droit de diffuser en direct une partie des matches de D1. Pour l’occasion, la chaîne inaugure une nouvelle façon de montrer le foot à la télé, avec plusieurs caméras, un vrai réalisateur et des commentateurs dynamiques — Charles Biétry et Michel Denisot.

Canal a innové à plusieurs reprises par la suite, avec notamment la création du multiplex et des alertes but. 

#14 | Plus de 20 miss… et mister météo

Ils sont plus de 20 à s’être succédé à la présentation de la météo sur Canal, qui fut souvent un tremplin avant des carrières à la télé ou au cinéma. De Mademoiselle Agnès, devenue spécialiste mode, à Louise Bourgoin qui cartonne au cinéma , les Miss météo de Nulle Part Ailleurs puis du Grand Journal font partie de l’histoire de la chaîne… 

Mais il y a eu aussi des Mister Météo, et pas des moindres : en plus de Monsieur Poulpe, qui officie actuellement en compagnie d’Alison Wheeler, Canal a donné leur chance à deux jeunes animateurs, en 1984 : ils s’appelaient Philippe Dana, et Alain Chabat

#15 | Un certain Michel Hazanavicius

C’est l’histoire d’un jeune réalisateur et monteur à Canal, auteur de plusieurs sketches des Nuls, qui avec son acolyte Dominique Mézerette, visionne des heures et des heures de bandes de vieux films américains, pour réécrire les dialogues et réenregistrer les doublages. En découle « Le grand détournement », aussi connu sous le nom de « La classe américaine » , un long-métrage devenu culte, dans lequel deux journalistes, Peter et Steven, enquêtent sur la mort de Georges Abitbol, l’homme le plus classe du monde. 

Vingt ans après (et deux succès au cinéma avec la saga OSS117), le même Michel Hazanavicius monte les marches de la cérémonie des Oscars, pour y recevoir le trophée 2012 du meilleur réalisateur, pour The Artist.

Bandeau émissions Canal
Bandeau émissions Canal © Radio France

#16 | Nulle part ailleurs

C’est le « coup de génie » du directeur des programmes de l’époque, Alain de Greef. Très vite surnommé NPA, Nulle Part Ailleurs introduit en France un nouveau type de programme : l’infotainment. Dès 1987, il y est question à la fois d’actualité et de divertissement . Philippe Gildas, maître de cérémonie, reçoit chaque jour un invité, artiste, intellectuel, sportif, etc. Philippe Vandel, Jérôme Bonaldi ou Antoine de Caunes : les chroniqueurs, mais aussi les humoristes comme les Nuls, viennent apporter leur contribution à ce qui sera l’émission phare de Canal jusqu’au début des années 2000.

#17 | La Pin-Up

Une jolie fille, une mise en scène, et la date du jour : comme à la manière des calendriers des années 50, Canal démarrait ses tranches en clair, entre 1989 et 2001, par cette courte séquence, d’une dizaine de secondes à peine . Toujours sur le même modèle, la caméra commence par tourner autour de la pin-up du jour, puis une image figée pour annoncer la date. Le tout musicalement habillé par le musicien Philippe Eidel, aussi chargé des génériques de la chaîne.

#18 | L’Oeil du Cyclone

"Une émission sur le pet aussi bien que sur les peintres zaïrois ", s'amuse Philippe Dana : diffusée tous les samedis en clair, de 1991 à 1999, cette émission sans présentateur présentait des bizarreries visuelles, des images d'archives rares , des courts-métrages d'art contemporain. C'est aussi l'une des premières émissions à faire usage d'un grand nombre d'images de synthèse.

[scald=1124516:sdl_editor_representation]#19 | Coluche 1 Faux

C'est la première, et la seule, émission de télévision présentée par Coluche à la télévision. Entre 1985 et 1986, l'humoriste sévit chaque soir à l'heure du journal télévisé, pendant un quart d'heure, avec une parodie de JT .

#20 | Burger Quiz

« Bernard Tapie, un tapis, ou les deux » : il n’y avait que Burger Quiz pour proposer des questions à choix multiples aussi délirantes. Le jeu, diffusé sur la chaîne pendant une seule saison, de septembre 2001 à juin 2002, était présenté par Alain Chabat, mais aussi — en alternance — des humoristes comme Laurent Baffie, Kad et Olivier ou Gad Elmaleh. Deux candidats, aidés par des célébrités, s’y affrontaient chaque soir dans un décor de fast-food autour de questions décalées, pour tenter de remporter le « burger de la mort ».

Pour l'anecdote, c'est dans cette émission que Florence Foresti fait sa première apparition télé :

#21 | Ça Cartoon

L'émission, qui devait au départ être présentée par Alain Chabat, est lancée par Philippe Dana en 1986. Tous les dimanches soirs, une sélection de cartoons américains sont présentés à la manière de "La dernière séance ", dans une salle de cinéma. "Le coup de génie d'Albert Mathieu, le directeur de la programmation, ça a été de mettre l'émission le dimanche à 19h30 ", raconte Philippe , faisant de Ca Cartoon un rendez-vous familial à la fin du week-end. L'émission a remporté quatre 7 d'Or de la meilleure émission jeunesse.

#22 | Le zapping

Il "reflète la télévision et peut contenir des images non adaptées à un jeune public" : tous les jours depuis 1989, le Zapping de Canal + résume en quelques minutes ce qu'il s'est passé la veille à la télévision . Avec une idée originale : faute d'animateur, utiliser le montage et la succession des séquences pour donner du sens aux images

#23 | Les Deschiens

Après les Nuls, après de Caunes et ses personnages, après le très trash Groland, NPA fait débarquer à l’antenne en 1993 une troupe de comédiens issus du théâtre , les Deschiens. Emmenés par Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, la bande parodie le téléshopping ou les petites annonces, avec le célèbre 3615 code Qui n’en veut.

Les tauliers des Deschiens, François Morel, Yolande Moreau, Olivier Saladin ou encore Philippe Duquesne ont ensuite connu le succès au cinéma, au théâtre ou même à la radio.

#24 | L'Equipe du Dimanche

Canal + a longtemps innové sur le sport : après avoir été, dès 1984, la première chaîne à retransmettre les matches de championnat français, Canal devient en 1990 la première chaîne à parler des championnats européens où évoluent des joueurs français , comme la Premiere League en Angleterre ou la Liga espagnole. Aux commandes, le journaliste sportif Pierre Sled.

#25 | Le Top 50

"Le classement des cinquante 45 tous les plus vendus en France " : à l'ère du vidéoclip, l'émission présentée par Marc Toesca (et pas "Marteau Esca"), avec son générique culte signé P. Lion, consacre les tubes des années 80 , dont Les démons de minuit d'Images, qui reste en tête du classement pendant 13 semaines.

Depuis la rentrée sur France Bleu, retrouvez aussi Marc Toesca dans Le Top des Tubes !

#26 | Le journal du Hard

Le rendez-vous culte du premier samedi du mois, pour les grands seulement. Le Journal du Hard est le premier (et le seul) rendez-vous télévisé à parler du cinéma pornographique , depuis 1991. Présenté notamment par Philippe Vandel, Alexandre Devoise et Clara Morgane, il a été repris par Sébastien Thoen cette saison

#27 | H

Une sitcom à l'américaine, en public, avec rires et applaudissements à l'appui, sorte de Urgences complètement déjanté, c'est H. Avec toute une bande de jeunes comédiens qui vont rapidement devenir incontournables, Jamel Debbouze, Eric et Ramzy , et une flopée de guests, la série dure quatre saisons

#28 | Samedi soir en direct

Vous connaissez peut-être le sketch « Qui veut gagner de l’argent en masse » , diffusé dans tous les bêtisiers, où Gad Elmaleh campe un Jean-Pierre Foucault québécois hilarant ? Mais connaissez-vous Samedi soir en direct , l’émission dont il était extrait ?

Arrêtée au bout de quatre numéros seulement, car trop chère à produire , l’émission, pilotée par Kad et Olivier, était inspirée du Saturday Night Live américain, et parodiait les émissions et les séries télé pendant toute une soirée, en direct et en public, avec une bande d’humoristes (dont Jonathan Lambert, qui faisait alors ses débuts) et un invité d’honneur. Et des fausses pubs ainsi que des séquences devenues cultes, comme le célèbre Kamoulox .

#29 | La minute blonde

Avant d’être brune et de jouer au cinéma (dans « Qu’est-ce qu’on a fait au bon dieu » notamment), Frédérique Bel a été blonde, et — faussement — pas très futée. Chaque soir dans Le Grand Journal, "la blonde" Dorothy Doll accueille le double en carton de l'invité de Michel Denisot pour une interview… décalée.

#30 | Bref

En une seule saison, cette mini-série, aux épisodes vitesse grand V de moins d'une minute trente , a marqué tous les esprits… au point qu'il est impossible aujourd'hui de dire "Bref " sans y penser ! La bande de Kyan Khojandi, entouré de jeunes humoristes comme Baptiste Lecaplain, Bérangère Krief ou Kheiron, marque le début d'une nouvelle ère où le web passe à la télé et vice-versa.

 

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