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Société

Trente ans de la chute du Mur de Berlin : ces Allemands installés dans l'Yonne se souviennent

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Par , France Bleu Auxerre, France Bleu

Ils étaient sur place ou déjà "exilés" chez nous... Mais impossible pour Helmut, Ute et Suzanne d'oublier ce qu'ils faisaient ce 9 novembre 1989, jour de la chute du Mur de Berlin. Ils nous racontent comment, après une enfance passée sous le Rideau de Fer, ils ont vécu la fin de cette période.

Des petits allemands devant un mur de Berlin bientôt détruit
Des petits allemands devant un mur de Berlin bientôt détruit © Maxppp - -

Yonne, France

Ils l'avaient toujours connu. Helmut, Ute et Suzanne ont grandi en Allemagne de l'Ouest, séparée par un mur de l'Est pendant près de trente ans. Alors, le jour où le mur est tombé, ce fameux 9 novembre 1989, ils s'en souviennent, évidemment. Certains étaient encore sur place, comme Suzanne, étudiante à Berlin à l'époque. D'autres étaient déjà installés dans l'Yonne mais ont suivi ces événements avec beaucoup d'émotion.

"J'ai eu l'impression d'un grand pas dans l'Humanité" 

Ute vit à Pourrain depuis près de 40 ans. Le jour J, elle est donc en France mais regrette de ne pas être là-bas. "J'aurais aimé le vivre sur place, oui. Parce que je trouvais que c'était un moment tellement important" explique-t-elle. "Alors forcément j'ai allumé la télévision, j'ai regardé les reportages, des gens rassemblés à Berlin."

"Quand je l'ai entendu à la radio, ça m'est tombé dessus. J'ai même dû m'asseoir." - Helmut 

C'est la même chose chez Helmut, lui aussi déjà installé dans l'Yonne, près de Joigny. Surtout que c'est très soudain : "Avec le recul, on peut dire qu'on le sentait. Mais que ça aille aussi vite et jusqu'au bout, ça je ne l'imaginais pas." Tous les deux sentent que le moment est historique. 

Des trains bondés et un sentiment de liberté 

Suzanne, elle, était en revanche sur place. Etudiante au conservatoire à Berlin, elle vit chaque jour "en longeant le Mur. C'était mon trajet d'école" raconte-t-elle. Ce Mur fait donc partie de son quotidien, mais le jour où il tombe, elle n'est pas dans la rue. C'est sa période d'examens à la fin de ses études. Mais elle se souvient très bien des jours qui suivent : "L'image de la rue avait totalement changé. Chaque Allemand de l'est avait reçu 100 'marks', mais sans savoir que ça ne valait presque rien. Et rapidement, on a vu des peaux de banane et des gobelets de café déborder des poubelles publiques. C'était la première chose qu'ils achetaient avec cet argent, des bananes et du vrai café" se souvient-elle. 

Quelques jours plus tard, elle monte dans un train direction le sud du pays. Et là, "c'était incroyable. Je n'avais jamais vu autant de monde dans le train. C'était l'euphorie, ils étaient libres."

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