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Société

"30 personnes surveillées dans la lutte contre la radicalisation" C.Orzechowski, préfète de la Sarthe

vendredi 3 mars 2017 à 14:13 Par Christelle Caillot, France Bleu Maine

VIDEOS : après deux ans et demi passés en Sarthe, la préfète fait le bilan. Lutte contre la radicalisation, crise agricole, sécurité routière, 24h du Mans.

Corinne Orzechowski, préfète de la Sarthe
Corinne Orzechowski, préfète de la Sarthe - @préfectureSarthe / Christelle Caillot

Le Mans, France

Corinne Orzéchowski, préfète de la Sarthe quitte le département ce dimanche. Elle a été nommée directrice générale des Outre-Mer à l’administration centrale du ministère de l’intérieur et du ministère des outre-mer. Elle fait le bilan sur France Bleu Maine de ses deux ans et demi passés en Sarthe : lutte contre la radicalisation, accueil des migrants, crise agricole, sécurité routière, 24h du Mans.

30 personnes surveillées dans la lutte contre la radicalisation

"Il y a une petite trentaine de personnes qui sont surveillées par les services du département" nous dit Corinne Orzéchowski, préfète de la Sarthe dans le cadre de la lutte contre la radicalisation. "Ceux sont des gens pour qui la religion passe avant toute autre règle républicaine et dont on estime qu'ils peuvent, soit directement, soit par des contacts passer à l'acte ici ou ailleurs. Ce sont des personnes plutôt jeunes. En ce qui concerne la sécurisation des établissements scolaires, tous ont fait des exercices anti-intrusion. Et aujourd'hui, nous avons beaucoup de communes qui nous déposent des demandes de subventions pour améliorer la sécurité dans les écoles. Cela concerne notamment la mise en place d'une alarme différente de l'alarme incendie".

380 migrants accueillis en Sarthe

"Nous avons cinq centres, dont deux gros centres au Mans pour l'accueil des migrants" poursuit Corinne Orzéchowski, préfète de la Sarthe. "Nous avons accueilli depuis le lancement de ce dispositif 380 migrants. En Sarthe, OUI, il y a assez de places car nous (les associations, les services de l'état, et les communes) avons fait beaucoup plus si on se compare à nos collègues en région Pays de la Loire. On commence à avoir des familles qui arrivent, notamment à Sablé et à La Flèche. Globalement les accueils se passent bien et vous n'entendez jamais parler de problèmes avec les migrants".

La crise agricole

"La difficulté des agriculteurs est indéniable" souligne Corinne Orzéchowski, préfète de la Sarthe. "Au cours de ces deux années, j'ai souvent discuté avec eux. On a essayé en Sarthe de travailler pour les aider et de mettre en place les aides (4, 5 millions d'euros) le plus rapidement possible. Ce n'est pas l'état qui décide, le ministre l'a dit plusieurs fois, mais l'état peut imposer des négociations, peut peser sur ces négociations, peut rappeler à l'ordre. L'état peut être facilitateur mais ce n'est évidemment pas lui qui décide".

Un échec : la sécurité routière

Quand on demande à la préfète Corinne Orzéchowski s'il y a eu un échec sur les deux ans et demi passés en Sarthe, elle répond : "probablement la sécurité routière, c'est évident. C'est de l'humain, ce sont des vies humaines. Le bilan de l'année dernière n'est pas bon, celui de cette année commence mal. Les contrôles physiques et les contrôles radars ont été aussi importants que les autres années".

Une réussite : la reprise de Luché Pringé

Et sur une réussite ? "Probablement la reprise de Luché par Gastronome" répond la préfète de la Sarthe. "Là aussi, c'est de l'humain et c'est 150 emplois sauvés".

Brad Pitt a été très impressionné d'apprendre que j'étais la chef de la police

Sur des instants plus personnels, "je garderais bien sûr les 24h, et ce que j'ai découvert des sarthois. Pendant deux ans et demi, j'ai essayé de déployer beaucoup d'énergie pour faire bouger les lignes, faire avancer les dossiers et j'avais le sentiment que personne n'était jamais content. Et là, je découvre au moment de mon départ des tas de témoignages de gens sympathiques".

"Les 24h, ça d'abord été une vraie crainte parce que c'est un milieu que je ne connaissais pas, que c'était extrêmement lourd à gérer. Et en fait, je n'ai eu que du bonheur à travailler à la fois avec l'ACO et avec les services de l'état concernés. Avec l'état d'urgence, ce sont des dispositifs très très importants à mettre en place. Nous avons passé toute l'année dernière à travailler sur ce qu'il pourrait se passer s'il y avait un attentat pendant les 24h. Ça nous a beaucoup occupé et c'est aussi pour ça que ça reste un bon souvenir par ce sont des moments où nous avons travaillé vraiment tous ensemble. Et quand on lui demande ses impressions sur Brad Pitt (qui a donné le départ de la course en 2016) : "ah, Brad Pitt, Brad Pitt, Brad Pitt !! Il a divorcé juste après notre rencontre sur la passerelle des 24h, ..., je plaisante. C'est complètement étonnant de voir un personnage complètement irréel, à côté de soi qui vous parle naturellement. il m'a demandé ce que je faisais. J'ai eu du mal à lui expliquer et puis, je lui ai dit que j'étais le chef de la police, et il a été très impressionné. Je l'ai vu se raidir un tout petit peu et voilà, ensuite on s'est dit des banalités que l'on peut dire sur une passerelle au-dessus d'un circuit".