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300 femmes dans les rues de Metz pour l'égalité femmes-hommes samedi soir

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Près de 300 femmes ont défilé samedi soir dans les rues de Metz, entre autres, pour l'égalité femmes - hommes ou encore dire non aux violences qu'elles subissent la nuit. Une retraite aux flambeaux partie à 20 heures de la place de la Comédie pour se réapproprier la rue.

Près de 300 femmes ont défilé dans les rues de Metz samedi soir en faveur de l'égalité femmes-hommes, notamment.
Près de 300 femmes ont défilé dans les rues de Metz samedi soir en faveur de l'égalité femmes-hommes, notamment. © Radio France - Cédric Hermel

Elles ont passé 1h30 dans le centre-ville de Metz, flambeaux et pancartes à la main pour l'égalité femmes-hommes. Près de 300 femmes sont parties, samedi soir, de la place de la Comédie pour se réapproprier les rues de la cité mosellane, "juste pour une nuit", assure Juliette Tirabasso, d'Osez le féminisme 57, l'une des associations qui a chapeauté la marche. Une manifestation qui s'est justement déroulé une fois la nuit tombée, puisqu'une partie des agressions et violences verbales physiques ou sexuelles, ont lieu le soir. 

Quand je vois un groupe de garçons, le soir, je change de trottoir. Livia

"J'évite de marcher seule dans les rues le soir", avoue Livia, 25 ans. Cette Nancéienne n'est même, pas du tout rassurée certaines fois. "Quand je vois un groupe de garçon dans la rue, même s'ils ne m'ont rien fait, je change de trottoir." Une peur qui l'incite à "avoir la main sur mes clés pour me défendre si ça tourne mal." Elle n'est pas la seule à ne pas être rassurée lorsqu'elle marche seule dans les rues, et dans le cas de Marie-Léa, une étudiante messine de 22 ans, c'est allé jusqu'à l’agression. "J'étais en stage à Paris et je marchais avec des amis lorsque certaines de leurs connaissances se sont dit : "Ah tu n'as pas de soutien-gorge, viens on va te toucher". Non je suis désolée, c'est grave."

La marche était aussi organisée pour ça, assurent les organisatrices, à savoir que les femmes puissent parler de leurs expériences entre elles, sans hommes. 

Une marche interdite aux hommes

L'initiative de faire la marche sans hommes était inscrite dans un post facebook. Les organisatrices s'en défendent : "c'est un moment ponctuel dans l'année où l'on se retrouve entre femmes, pour parler de nos vécus. Peut-être que nous parlerions moins librement si des hommes étaient présents", explique Juliette Tirabasso d'Osez le féminisme 57. 

Une décision qui n'a pourtant pas fait l'unanimité dans le cortège. "C'est dommage que l'on ne voit pas d'hommes", lance Marie-Léa, "parce que certains nous soutiennent dans cette démarche." Une démarche pour faire "changer les mentalités" espère de son côté Livia mais Francine estime que pas grand chose n'a évolué depuis 40 ans. Cette Messine de 81 ans défile une pancarte "Le silence tue" à la main, avec son vécu de salarié dans un foyer pour femmes de Metz. "Rien n'a changé depuis des siècles et des siècles, il faut dire à certains hommes que ça suffit. Ça suffit de se comporter comme ça."

La marche qui a rassemblé près de 300 femmes samedi soir à Metz n'était pas la seule de la région. Il y en avait également une samedi après-midi, de l'autre côté de la frontière, à Luxembourg où 1 000 personnes ont manifesté pour la première grève nationale des femmes. Une première dans le Grand-Duché. 

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