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35 conseillers numériques recrutés en Haute-Vienne pour réduire la fracture numérique

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Limousin, France Bleu

35 conseillers numériques, payés par l'État, vont être embauchés en Haute-Vienne pour réduire la fracture numérique et les inégalités qu'elle engendre. Une convention a été signée ce mardi entre le conseil départemental et Cédric O, le Secrétaire d'État au numérique.

Un français sur trois ne maîtrise pas les compétences de base sur internet, la Haute-Vienne recrute donc 35 conseillers numériques pour former la population et réduire la fracture numérique.
Un français sur trois ne maîtrise pas les compétences de base sur internet, la Haute-Vienne recrute donc 35 conseillers numériques pour former la population et réduire la fracture numérique. © Maxppp - Richard Villalon

Alors que de plus en plus de démarches sont dématérialisées, la fracture numérique est toujours d'actualité en 2021. Au point que l'État a décidé de débloquer de gros moyens pour tenter de la résorber. 250 millions d'euros vont ainsi être investis en deux ans pour lutter contre l'exclusion numérique, dont près de deux millions d'euros pour la Haute-Vienne, dans le cadre du plan de relance. L'annonce a été faite ce mardi lors d'une signature de convention entre Jean-Claude Leblois, le président du conseil départemental et Cédric O, le Secrétaire d'État au numérique.

Cet argent permettra d'embaucher 35 conseillers numériques répartis sur l'ensemble de la Haute-Vienne, pour aider et former la population qui se trouve parfois démunie face aux outils numériques. Les premiers recrutements sont en cours, pour des contrats de deux ou trois ans, payés par l'Etat.

Les infrastructures ne suffisent pas, si on ne sait pas s'en servir

Pour Jean-Claude Leblois, ce geste va permettre de donner un coup d'accélérateur aux efforts déjà entrepris par le conseil départemental de la Haute-Vienne. Il souligne que l'installation de la fibre optique est en bonne voie pour développer le très haut débit, mais il reconnaît qu'il ne suffit pas d'installer des prises pour régler le problème. Il faut aussi former la population qui n'est pas forcément toujours à l'aise avec les nouvelles technologies.

"Un français sur six n'utilise pas internet et un français sur trois n'a pas les compétences de base. Et c'est encore plus compliqué depuis la crise sanitaire, où l'on vit en mode télétravail et à distance" commente le président de la Haute-Vienne. Fin 2020, le département et Limoges Métropole ont donc élaboré et mis en ligne une carte interactive permettant aux mairies ou aux travailleurs sociaux d'orienter les personnes qui en ont besoin vers les structures proposant des formations au numérique, près de chez elles. En plus des futurs conseillers, 2.300 chèques numériques vont aussi être distribués pour suivre des ateliers numériques dans des associations ou des tiers-lieux.

L'exclusion numérique ne menace pas uniquement les personnes âgées

A Saint-Léonard-de -Noblat, une chargée de mission vient justement d'être recrutée pour intervenir au tiers-lieu l'Escalier et sur les communautés de communes de Noblat et des Portes de Vassivière, notamment grâce aux chèques numériques. Claire Gendronneau va relancer des ateliers qui s'adresseront à tous types de publics. Selon elle les besoins sont immenses, depuis les demandeurs d'emploi qui n'ont pas forcément d'ordinateur, jusqu'aux grands-parents qui veulent rester en contact avec leur famille via les applications de visio-conférence. 

Elle estime aussi qu'il y a une grosse demande au niveau des parents, qui veulent suivre la scolarité de leurs enfants sur les plateformes mises en place par les collèges et les lycées. "Le développement de ces plateformes s'est vraiment accéléré depuis le début de l'épidémie de Covid 19 et certains parents ne savent pas faire, ils sont perdus et se sentent complètement dépassés."

Chercher l'autonomie numérique

"Aujourd'hui, tout passe par le numérique, pour le travail, l'éducation, la santé. C'est donc plus compliqué pour ceux qui ne sont pas connectés" insiste aussi Cédric O, le Secrétaire d'Etat au numérique. D'où l'importance de l'accompagnement proposé, avec un budget décuplé par rapport aux années précédentes. Désormais l'idée n'est plus de "faire à la place" de ceux qui ne maîtrisent pas ces outils, mais plutôt de "leur apprendre à faire eux-mêmes", afin qu'ils puissent devenir autonomes.

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En partenariat avec la plateforme citoyenne "Make.org", "Ma solution" veut mettre en valeur les initiatives locales les plus utiles à votre notre vie quotidienne, et vous aider à en imaginer de nouvelles. Si vous aussi, vous avez repéré ou imaginé une solution pour améliorer le quotidien autour de chez vous notamment en matière d'accès au numérique, participez à notre consultation “Ma solution”. Partagez votre expérience, signalez les initiatives les plus utiles, faites vos propositions et donnez votre avis sur celles des autres.

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