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Société

39 migrants afghans, soudanais et iraniens attendent l'asile à Poitiers

lundi 28 décembre 2015 à 22:59 Par Félix Mathieu, France Bleu Poitou

Certains sont arrivés de la jungle de Calais début novembre, d'autres un mois plus tard. Logés à huit par appartement, des demandeurs d'asile habitent cet ancien immeuble de logements sociaux de l'ouest de Poitiers. L'association Audacia les accompagne, pour la vie quotidienne et l'intégration.

39 migrants sont logés dans les six appartements de cet immeuble
39 migrants sont logés dans les six appartements de cet immeuble © Radio France - Félix Mathieu

Poitiers, France

Au premier étage de la bâtisse, ils sont quelques uns, assis dans la pièce commune, à regarder la télévision. Parmi eux, Nassim, 23 ans. Après avoir fui la guerre chez lui en Afghanistan, il raconte être passé par le Pakistan, l'Iran, la Turquie, la Hongrie, la Grèce, la Serbie, l'Autriche, l'Allemagne puis la France.

Lorsque à Calais, on l'informe qu'un hébergement provisoire est possible à Poitiers, il est volontaire pour embarquer dans le bus.

Nassim, 23 ans, demandeur d'asile Afghan - Radio France
Nassim, 23 ans, demandeur d'asile Afghan © Radio France - Félix Mathieu

Ici, c'est mieux qu'à Calais ou que notre vie en Afghanistan. Ici, c'est tranquille. En Afghanistan, c'est la guerre. C'est pas possible de rester." Nassim

Des demandeurs d'asile dans la pièce commune de leur hébergement. - Radio France
Des demandeurs d'asile dans la pièce commune de leur hébergement. © Radio France - Félix Mathieu

Leur vie se partage entre les démarches administratives à la préfecture liées à leur demande d'asile, les visites à l'hôpital pour contrôler leur état de santé, les cours de français dispensés par quatre bénévoles une fois par semaine, les repas aux Restos du cœur.

On leur verse un pécule de 4 euros par jour, pour l'instant, en attendant qu'ils puissent percevoir l'allocation de demandeur d'asiles." Laurence Le Bras-Paitre, responsable du pôle migrants à Audacia

Elle espère que leur dossier auprès de l'Office de protection des réfugiés et apatrides puisse aboutir d'ici quatre mois. Alors, Nassim ou Mehdi aimeraient pouvoir trouver un travail en France. Si leur arrivée a pu susciter quelques réticences que confient certains voisins, d'autres comme Emilie ou Caroline, sont allés à leur rencontre.

On a bu un petit verre de jus d'orange autour de quelques gâteaux apéritifs. Faut bien qu'on les intègre le mieux possible." Des voisines

Reportage avec les demandeurs d'asile