Société

Quatre Stéphanois partent à l'assaut de la Coupe du monde de pâtisserie, et ils ont besoin d'aide

Par Noémie Philippot, France Bleu Saint-Étienne Loire mercredi 11 octobre 2017 à 20:39

60 000 euros : c'est le montant des frais engagés par l'équipe de France pour sa préparation. Elle n'a aucun sponsor, alors aujourd'hui, elle appelle à l'aide.
60 000 euros : c'est le montant des frais engagés par l'équipe de France pour sa préparation. Elle n'a aucun sponsor, alors aujourd'hui, elle appelle à l'aide. © Radio France - Noémie Philippot

L'aventure a commencé il y a maintenant dix mois. Dix mois pendant lesquels l'équipe de 3 pâtissiers a investit de sa poche pour trouver les produits parfaits, et les moules qui pourraient leur apporter le titre de Champion du monde. Facture : 60 000 euros. L'équipe appelle à l'aide.

Quatre Stéphanois se sont lancés dans l'aventure de la Coupe du monde de pâtisserie, il y a dix mois. Ils ont été retenus pour représenter la France. Un coach, Jean-Jacques Borne, meilleur ouvrier de France et directeur de l'Institut d'excellence culinaire à Saint-Etienne, et trois coéquipiers : Jules Jallat, Guillaume Abrevoir , et Nabil Barina. La compétition se tient les 21 et 22 octobre prochain à Milan. Les trois pâtissiers auront 7 heures et demi pour réaliser 3 pièces d'exception ainsi que des entremets, des bonbons au chocolat et 20 desserts glacés.

Jusqu'ici, ils n'avaient jamais travaillé ensemble. Alors leur coach a déjà dû former l'équipe : "Mon but, ça a été de montrer une cohésion dans l'équipe, donc je leur ai ré-appris le respect entre eux, et ça, c'était super difficile parce qu'il y avait une compétition entre eux, ce qu'il n'y aurait jamais dû avoir. Mon rôle, c'était de leur faire comprendre que c'était leur concours, mais leur concours à trois, pas tout seul." explique Jean-Jacques Borne, en précisant qu'il y a eu parfois des moments vraiment difficiles.

C'est devenu une obsession. Les gens qu'on côtoie nous disent de penser à autre chose, mais on ne peut pas, c'est plus fort que nous." - Nabil Barina, pâtissier membre de l'équipe de France pour la Coupe du monde.

Pendant dix mois, les membres de l'équipe se sont entraînés comme des acharnés : pas de vacances, pas de jours de congés, l'entraînement, tout ça en continuant leur activité professionnelle à côté : "On travaille entre 15 et 18 heures par jour, souvent le matin c'est pour la vie professionnelle, explique Guillaume Abrevoir. A 24 ans, il est le plus jeune membre de l'équipe. On attaque à 4 heures le matin, on finit vers 13, 14 heures. Et après on se retrouve tous ensemble vers 15 heures pour s'entraîner. Quand on rentre chez nous, souvent il est 23 heures. On ne sait pas comment on fait." Et son co-équipier Nabil Barina d'ajouter : "C'est devenu une obsession. Les gens qu'on côtoie nous disent de penser à autre chose, mais on ne peut pas, c'est plus fort que nous."

Pour s'entraîner dans des conditions optimales et mettre toutes les chances de leur côté, ils ont multiplié les recherches, sur les produits utilisés, sur des moules originaux pour sculpter leur pièce ... Mais tout ça à un coût : la facture s'élève à 60.000 euros. Bien sûr Jean-Jacques Borne, leur coach, connaît bien certains fournisseurs avec qui il travaille. Cela leur a apporté des produits rares et originaux, qui pourraient faire la différence pour le jury. Mais côté finance, pas une réduction. Les membres de l'équipe ont emprunté, mais aujourd'hui ils ne peuvent pas aller plus loin.

Jean-Jacques Borne, coach de l'équipe de France, appelle aux dons pour soutenir l'équipe.

Les pâtissiers n'avaient pas vraiment anticipé ce coût avant de se lancer dans l'aventure. A moins de deux semaines de la compétition, ces problèmes de financement sont une dose supplémentaire de stress dont ils se seraient bien passés. S'ils remportent le titre de Champions du monde, ils empocheront un chèque de 10 000 euros, absolument pas de quoi couvrir leurs frais.