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Société

400 hectares partis en fumée dans les Deux-Sèvres depuis le début de l'été

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Par , France Bleu Poitou

La pluie de ces dernières semaines dans le Poitou offre un répit aux sapeurs-pompiers après un mois de juillet intensif. Près de 400 hectares de parcelles agricoles ont brûlé dans les Deux-Sèvres depuis le début de l'été, soit le double de l'an dernier.

Des sapeurs-pompiers de la caserne de Saint-Varent en intervention à Pierrefitte dans les Deux-Sèvres
Des sapeurs-pompiers de la caserne de Saint-Varent en intervention à Pierrefitte dans les Deux-Sèvres © Radio France - Jules Brelaz

Saint-Varent, France

"Parlez moi de la pluie et non pas du beau temps / Le beau temps me dégoûte et me fait grincer les dents..." Comme dans la chanson L'orage de Georges Brassens, les sapeurs-pompiers des Deux-Sèvres sont soulagés par les précipitations de ces dernières semaines. Le mois de juillet a été particulièrement éprouvant en raison des feux de végétations qui ont ravagé 400 hectares, ce qui représente deux fois plus de dégâts qu'à l'été 2018. 

"La végétation très sèche, le vent qui était important, la température élevée bien souvent caniculaire et les faibles précipitations expliquent ce phénomène"

"Nous comptabilisons 200 interventions pour des feux de végétations, de broussailles et de champs depuis le début de l'année mais essentiellement en juin et juillet, nous sommes quasiment dans les statistiques de l'année précédente mais c'est surtout l'intensité des foyers qui a été plus importante cet été", explique le capitaine Mickaël Albrecht, adjoint au chef du groupement territorial nord, qui a commandé les secours lors de plusieurs opérations, comme à Pierrefitte. 

Le Thouarsais, le Bocage Bressuirais et le pays de Parthenay-Gatine particulièrement touchés

Dans cette commune du Thouarsais, six hectares de prairie et 1.000 mètres de haie ont brûlé lors du premier weekend du mois d'août. L'intervention des sapeurs-pompiers volontaires de la caserne de Saint-Varent a permis de sauver des dizaines de vaches et de moutons et d'épargner un hangar agricole de 400 mètres carrés où était entreposé du fourrage. "Ça aurait été un drame que le foin brûle", confie Jean-Marc, l'agriculteur qui a eu un bon réflexe selon les soldats du feu. 

"Je félicite les bonnes pratiques des agriculteurs des Deux-Sèvres, d'avoir un extincteur dans son tracteur et d'avoir une tonne à eau comme vous l'avez fait pour éviter la propagation de l'incendie" (Capitaine Mickaël Albrecht)

Pas de vacances pour les soldats du feu

Ces feux de végétation en série ont soumis les effectifs des pompiers à rude épreuve, comme le reconnaît le sergent-chef Allard de la caserne de Saint-Varent. "C'est quand même assez fatigant, parce qu'il y a des fois, comme moi je travaille en décalé, on rembauche le lendemain, avec de la fatigue en plus à chaque fois, mais on fait avec", explique ce pompier volontaire de 31 ans, qui porte l'uniforme depuis 14 ans. La seule consolation vient de la météo. 

"La pluie nous a vraiment fait du bien, quand on voit qu'il y a eu un peu de crachin, ça nous fait du repos, on se dit que la journée va être un peu plus calme que d'habitude" (Adjudant-chef Willy Sagot)

Ces précipitations même légères "ralentissent énormément les départs de feux", précise le capitaine Christophe Matet. "Mais nous sommes qu'à la mi-août, et nous ne sommes pas à l'abri que d'ici à la fin de l'été nous soyons confrontés à des feux de sous-bois notamment vu que les moissons sont désormais terminées. Il faut quand même rester vigilant", conclut le chef du centre de secours et d'incendie de Saint-Varent.