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Société

42 joueurs pour le Tournoi des 6 Nations, Didier Lacroix salue un nouveau départ pour le rugby français

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Par , France Bleu Occitanie

Après deux mois de tractations, les clubs du Top 14 acceptent la mise à disposition de 11 joueurs supplémentaires au Quinze de France pour le Tournoi des 6 Nations. Les clubs obtiennent des compensations financières. Réaction de Didier Lacroix, le président du Stade Toulousain.

Le président du Stade Toulousain Didier Lacroix salue l'accord entre les clubs et la Fédération sur la mise à disposition des joueurs au XV de France pour le Tournoi
Le président du Stade Toulousain Didier Lacroix salue l'accord entre les clubs et la Fédération sur la mise à disposition des joueurs au XV de France pour le Tournoi © Maxppp - Cottereau Fabien

Toulouse, France

Union sacrée pour le Quinze de France. Le sélectionneur Fabien Galthié a obtenu gain de cause, les clubs du Top 14 ont validé la mise à disposition de 42 joueurs, contre 36 aujourd'hui, pour le prochain Tournoi des 6 Nations. Sa requête a mis presque deux mois à se transformer en accord, les clubs qui rechignaient à mettre davantage de joueurs à disposition des Bleus, ont obtenu une compensation financière qui dépendra des résultats du Quinze de France dans le Tournoi.

Un accord « gagnant-gagnant » pour le rugby français explique le président du Stade Toulousain, Didier Lacroix.

Ecoutez l''interview de Didier Lacroix, président du Stade Toulousain

France Bleu Occitanie : Quel est exactement le terme de l’accord que vous avez trouvé avec la Fédération et avec Fabien Galthier pour le XV de France et le Tournoi des 6 Nations ?

Didier Lacroix : Tout simplement, il y a un besoin d’accompagner l’équipe de France dans les meilleures conditions sportivement pour être performant jusqu’en 2023 (la Coupe du Monde), 2023 ça passe par un Tournoi performant en 2020. L’Equipe de France pour y parvenir a besoin d’un certain nombre d’exigences qu’il faut mettre en accord avec ce qui se passe dans les clubs, la continuation du championnat, les joueurs qui ont envie de jouer en équipe de France mais qui doivent remplir certaines obligations en club. L’accord porte sur une mise à disposition sportive, mais également des accords financiers qui viennent en compensation.

Vous allez donner plus de joueurs, c’est difficile pour un club ?

Si vous regardez l’accord dans le détail, ce n’est pas tout à fait ça. Le Quinze de France a une mise à disposition d’un nombre de joueurs plus important pendant une certaine période, mais pendant la période des matchs, le nombre de joueurs bloqués reste beaucoup plus restreint. On essaie de gérer les choses intelligemment, un joueur qui est remplaçant des remplaçants pendant cinq à six semaines sur l’ensemble du Tournoi comme cela a été le cas l’année dernière, ce ne sera plus le cas. On sait aussi associer les clubs à la performance de l’équipe de France. Si l’équipe de France est plus performante, et je l’espère grâce à l’apport de nos joueurs, financièrement on sera dans une relation « gagnant-gagnant » qui permettra aux clubs d’être mieux rémunérés sur la mise à disposition de ses joueurs. Voilà les deux grands principes sur lesquels nous nous sommes entendus aujourd’hui.

Comment ça marche ces compensations financières ?

C’est tout simplement le nombre de joueurs mis à disposition, mais également sur le classement de l’équipe de France. Si l’équipe de France est performante et qu’elle est mieux classée dans le Tournoi, les clubs qui ont mis à disposition leurs joueurs ne seront que mieux indemnisés par cette mise à disposition. C’est un principe qui préfigure les accords à venir.

Donc, tout dépendra des résultats du Quinze de France ?

Exactement. C’est avant tout penser aux joueurs, à leur carrière, à la manière dont ils doivent évoluer dans les deux mois à venir, à leurs performances sportives que ce soit en équipe de France, ou que ce soit en club. Autrement dit, de les mettre sur le terrain chaque fois que c’est possible, et pas juste de les préserver pour les préserver. Et derrière, il y a les accords financiers qui permettent quand on a un club comme le Stade Toulousain qui va mettre à disposition un certain nombre de joueurs, il faut qu’on sache quelle indemnisation financière on a , pour pouvoir nourrir l’effectif sur les années à venir, se mettre des joueurs en réserve en compensation pour ces périodes-là.

Pour un club comme le Stade Toulousain, c'est un sacrifice nécessaire que vous faites pour le Quinze de France ?

Tout dépend ce qu’on entend par nécessité. Si on s’arrête très égoïstement aux intérêts du club, la réponse est non. Dès lors qu’on essaye de dépasser les intérêts de court terme que peuvent avoir un club, et se dire que l’intérêt global du rugby français passe par un accord de ce type, oui, il faut savoir faire des concessions. Oui, il faut avoir une première négociation pour le Tournoi 2020 pour avoir demain matin un avenir meilleur pour le rugby français. Oui, il va falloir impliquer y compris la ProD2 , où les joueurs ont besoin de temps de jeux pourquoi pas en ProD2 , mais que l’on récupère pendant la mise à disposition des internationaux. Cet accord est important dans sa philosophie, pour pouvoir entretenir une bonne relation entre les clubs et la Fédération, et non pas dans l’opposition, et essayez de faire grandir globalement le rugby français.

Avec ce système déjà adopté par les clubs anglo-saxons,  le Quinze de France peut remonter la pente ?

Je le pense sincèrement. Il y a une particularité sur le rugby anglais, leur championnat qui a moins de clubs, leur Fédération qui est propriétaire de son Stade, Twickenham, alors que ce n’est pas le cas en France.  On est sur une économie différente, mais cette philosophie d’avoir un instinct national y compris dans les clubs est profondément nécessaire pour avoir une équipe de France performante, et donc un rugby français performant. C’est ce qui préfigure l’accord qui sera négocié dans le prochain semestre dans l’optique de la Coupe du monde 2023.  

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