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420 000 pages de recensement mises en ligne gratuitement par les Archives de Seine-Maritime

Idée d'occupation pendant le confinement : feuilleter les 420 000 fichiers de recensement mis en ligne gratuitement, depuis le 8 avril, par les Archives départementales de Seine-Maritime ! Toutes les communes sont concernées, entre 1836 et 1936. L'occasion d'en savoir plus sur ses racines.

 Ces documents offrent une photographie de la population des communes de Seine-Maritime, par tranches de cinq ans entre 1836 et 1936.
Ces documents offrent une photographie de la population des communes de Seine-Maritime, par tranches de cinq ans entre 1836 et 1936. - Capture d'écran - Archives départementales 76

C'est un joli hasard du calendrier : "On devait publier les recensements à la fin de l'année dernière, mais on a pris un peu de retard", confirme Michaël Bloche, conservateur du patrimoine et directeur adjoint des archives de Seine-Maritime. "Mais du coup, avec le confinement, ça tombe plutôt bien." En effet : depuis le 8 avril, les archives départementales ont publié les listes de recensement de toutes les communes seino-marines entre 1836 et 1936. Soit un total de 420 000 pages numérisées !

"Une mine d'or"

Tout se passe sur un portail numérique de recherche, à retrouver en cliquant ici. Il suffit de choisir une commune, une année (les recensements s'effectuaient tous les cinq ans), et d'aller naviguer à son aise dans les listes de noms... pour, peut-être, en trouver un ou deux très familiers ! Une ressource qui cartonne depuis sa mise en ligne, le 8 avril : en trois semaines, le nombre de visites sur le site Internet des Archives départementales a explosé de 80% : il est passé d'environ 1 500 à 2 500 internautes quotidiens.

Ces fiches de recensement, une vraie "mine d'or" pour le conservateur du patrimoine de Seine-Maritime Michaël Bloche, étaient la pièce manquante du site Internet des Archives 76.
Ces fiches de recensement, une vraie "mine d'or" pour le conservateur du patrimoine de Seine-Maritime Michaël Bloche, étaient la pièce manquante du site Internet des Archives 76. - Michaël Bloche

"C'est une mine d'or pour l'histoire familiale, mais aussi pour l'histoire sociale", se satisfait Michaël Bloche. "Ces pages nous donnent la composition exacte des familles, mais aussi la profession et l'âge de chaque individu" ayant vécu en Seine-Maritime entre 1836 et 1936 (à l'exception de la ville de Rouen, où les recensements ne commencent qu'en 1881).

C'est également l'occasion de découvrir les anciens noms de rue, et les anciens métiers ! Juste à côté des noms, l'on peut lire des mentions manuscrites comme "coupeur" (métier du textile et de l'habillement), "panetier" (officier chargé du pain), ou "charron" (artisan spécialiste du bois ou du métal). Un vrai plongeon dans la société normande des siècles derniers.

Autre utilité de ces centaines de milliers de pages numérisées : trouver les noms de famille les plus communs selon les époques, dans nos contrées normandes ! Au milieu des nombreux Delahaye, Blondel ou Lefèvre, "on constate, par exemple, qu'il y avait énormément de Potel dans le pays de Caux et l'ancien département de Seine-Inférieure", glisse le conservateur du patrimoine Michaël Bloche. 

Contribution des généalogistes amateurs

Ce travail monumental de numérisation était la pièce manquante sur le site Internet des Archives de Seine-Maritime. Il a été rendu possible grâce à ces fameux recensements, évidemment, mais aussi au travail de nombreux généalogistes professionnels... mais aussi amateurs.

Comme Nadine d'Esquermes, retraitée de 73 ans résidant à Boissey-le-Châtel, dans l'Eure. Ancienne membre de l'association UCGHN (pour Union des cercles généalogiques et héraldiques de Normandie), c'est une amoureuse de généalogie. De son propre aveu, c'est même une "passion dévorante" depuis des décennies, et c'est tant mieux vu le temps que ça prend... et les lieux dans lesquels ça l'a conduite !

"Tout a commencé lors du décès d'une grande tante", nous raconte-t-elle. "_J'ai découvert le livret de famille de mes arrières-grands-parents, et la curiosité m'a poussé à demander toujours plus d'actes de naissance, de mariage, de décès dans ma famille, j'ai élargi de plus en plu_s."

"On finit par savoir leur lieu de vie, leur quotidien, leur manière de s'habiller." - Nadine, passionnée de généalogie.

De quoi faire des découvertes étonnantes... et de sacrés voyages : "Ma maman, qui avait un nom loin de sembler normand, en l'occurrence Lutz, était en fait lorraine ! Donc je suis parti dans l'est, jusqu'à me découvrir une branche autrichienne. J'ai également élargi mes recherches à la famille de mon mari, et on s'en va en Belgique et en Hollande."

En bref, la généalogie, "ça fait voyager, on apprend la géographie, l'Histoire, à replacer tous ces personnages dans le contexte historique. J'ai un attachement particulier avec certains d'entre eux !", avoue l'Euroise. "À force de regrouper des actes notariaux, des documents les concernant, on finit par savoir leur lieu de vie, leur quotidien, leur manière de s'habiller."

En plein confinement, Nadine s'attelle plus que jamais à son prochain défi : "Je cherche désespérément l'acte de décès d'un de mes arrières-grands-pères. Ça fait trente ans que j'y suis !" Pas de quoi décourager notre passionnée d'arbres généalogiques.

Nadine d'Esquermes, 73 ans, Euroise passionnée de généalogie.

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