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Dossier : Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars

Journée des droits des femmes : cinquante rues de la Châtre renommées pendant un mois

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Par , France Bleu Berry, France Bleu

Le musée George Sand, Femmes Solidaires et la mairie de la Châtre rebaptisent temporairement 50 rues de la ville. Sur les panneaux, pendant un mois, les noms de femmes qui ont marqué leur époque côtoient ceux des hommes. Un moyen éphémère de redonner une place aux femmes dans l'espace public.

50 rues de la Châtre prennent le noms de femmes célèbres et marquantes pendant un mois.
50 rues de la Châtre prennent le noms de femmes célèbres et marquantes pendant un mois. © Radio France - François Chagnaud

Si vous levez le nez vers les panneaux de rues qu'on trouve au coin des immeubles à La Châtre, vous remarquerez que certaines de ces voies portent désormais deux noms. 50 d'entre elles vont être féminisées pendant un mois. Sur son écriteau, Philippe Decourteix, maire de la Châtre de la fin du XIXe siècle cohabite pendant un mois avec Louise de Bettignies, agent secret entre 1880 et 1918. Quelques rues plus loin, le romancier creusois du XIXe Jules Sandeau partage l'affiche avec la chanteuse belge Angèle, interprète du tube pop et féministe "Balance ton quoi"

Le projet a pour vocation de mettre en valeur les femmes dans l'espace public à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars. "Tout est parti du constat que les femmes étaient sous-représentée dans l'espace urbain", livre Astrid Jeanson, chargée d'accueil au musée George Sand et l'une des coordinatrices du projet. Elle a fait les comptes : sur les 167 rues de la Châtre, 51 sont dédiées à des hommes, quatre à des femmes. 

Participation des Castraises et des Castrais

L'initiative du musée George Sand et de la Vallée noire, et de l'association Femmes Solidaires, approuvée par la municipalité, a mis a contribution les Castraises et les Castrais de tous âges. Les élèves de 3e du collège George Sand ont dressé leur liste, ainsi que les lecteurs du journal local l'Echo du Berry. Astrid Jeanson, chargée d'accueil du public au musée George Sand a choisi les noms parmi les 287 propositions. "On a décidé de ne pas reprendre les noms qu'on voit partout en France, comme Marie Curie. Nous avons voulu faire un mix de femmes de toutes les époques et de toutes les catégories", explique-t-elle. 

L'ancien maire de la Châtre Philippe Decourteix partage son panneau avec l'agent secret Louise de Bettignies.
L'ancien maire de la Châtre Philippe Decourteix partage son panneau avec l'agent secret Louise de Bettignies. © Radio France - François Chagnaud

Scientifiques, artistes, politiques, résistantes : la sélection de noms est éclectique. Astrid Jeanson tenait à ce que les femmes du Berry soient représentées, au-delà de l'omniprésente George Sand. Sur les plaques des rues de la Châtre, vous retrouverez notamment le nom de Yolande Rapoport, résistante castraise décédée en 2017 ou celui de Jenny de Vasson, photographe de la fin du XIXe - début du XXe siècle. 

Un mois seulement ?

"Je trouve ça super bien, on ne met pas assez les femmes en avant", se réjouissent Chloé et Ninon. Mais les deux jeunes femmes déchantent lorsqu'elles apprennent que les rues retrouveront leur nom originel au début du mois d'avril. "Ca ne sert à rien de les mettre que pendant un mois. Je pense que le noms des rues devrait changer définitivement. C'est dommage, pourquoi laisser encore la place aux hommes ?", s'exclament-elle, l'air dépité. 

La féminisation des rues de la Châtre reste éphémère

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"Nous maintenons l'installation pendant un mois seulement parce qu'on ne sait pas comment les autocollants vont tenir dans le temps", rétorque Astrid Jeanson, chargée d'accueil du public du musée George Sand. 

La place Jenny-de-Vasson officiellement renommée 

Au delà du caractère temporaire de l'évènement, la mairie de la Châtre va rebaptiser officiellement la cour de l'Hôtel de Villaines en cour Jenny-de-Vasson. Une cérémonie se tiendra ce lundi pour le baptême de la cinquième voie dédiée à une femme à la Châtre. Un hommage rendu à cette photographe castraise à l'œuvre pléthorique née en 1872 et morte en 1920. Certaines de ses photographies seront également exposées sur les marches du palais de justice de la Châtre à partir du mois d'avril 2021. 

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