Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

570 kilomètres pour rejoindre l'Élysée à vélo, le pari de ce gilet jaune avec ses enfants

samedi 22 décembre 2018 à 6:19 Par Nathan Lautier, France Bleu Pays de Savoie et France Bleu

Faire Chablais (Haute-Savoie) - Paris, en une dizaine de jours, à vélo. C'est le défi que ce sont donnés Pascal Dibartolo et ses deux fils de 10 et 11 ans. Le gilet jaune veut rencontrer Emmanuel Macron et réclamer une rallonge de 40 euros de la prime de noël pour les familles défavorisées.

Pascal Dibartolo et ses deux fils de 10 et 11 ans vont essayer de rejoindre l'Élysée à vélo, en partant de Chablais (Haute-Savoie)
Pascal Dibartolo et ses deux fils de 10 et 11 ans vont essayer de rejoindre l'Élysée à vélo, en partant de Chablais (Haute-Savoie) - Page Facebook "Voyages des Enfants sans sapins"

Haute-Savoie, France

C'est un pari fou. Emmener ses deux fils de 10 et 11 ans dans un périple à vélo, en plein hiver, en partant de Chablais (Haute-Savoie) pour rallier l'Élysée. C'est ce que vont faire Pascal Dibartolo et ses deux fils de 10 et 11 ans ce matin. Ils partent de La Poste de Chablais à 10 heures.

Pascal Dibartolo l'assure : c'est une décision prise en concertation avec ses enfants, et très réfléchie. "Ils voient ce qu'il se passent. Ils regardent les infos avec moi. Ils voient que les parents de leurs copains à l'école, qui sont au SMIC, ont le droit à une prime, et pas leur papa qui est au RSA. Ils voient l'inégalité." 

Les gilets jaunes que porteront les enfants de Pascal Dibartolo pendant leur périple à vélo. - Aucun(e)
Les gilets jaunes que porteront les enfants de Pascal Dibartolo pendant leur périple à vélo. - Page Facebook "Voyages des Enfants sans sapins"

Une inégalité qui suffit à les pousser à tenter ces 570 kilomètres minimum à vélo. "On n'a pas envie de rester planter devant la télévision à voir tout ce beau monde qui se fait des cadeaux, qui mange, qui danse, alors que nous on a pas le cœur à ça. Ça nous a poussé à prendre cette décision."

L'itinéraire initial prévu par Pascal Dibartolo - Aucun(e)
L'itinéraire initial prévu par Pascal Dibartolo - Capture écran google maps

Pascal Dibartolo ne veut pas rallier l'Elysée juste pour le symbole. "J'espère que monsieur Macron nous recevra. On peut même planter notre petite tente deux places dans le jardin si besoin". Il veut aussi revenir chez lui avec la promesse du président d'un chèque supplémentaire de 40 euros pour les enfants défavorisés, qui s'ajouterait à la prime de noël. "Cette prime de noël de 60 euros, on sait tous qu'elle ne sert souvent pas à faire des cadeaux ou à payer le repas de noël. Elle paye une partie des factures, des fois des retards de factures. Ces 40 euros, peut-être que ça me permettra d'offrir quelque chose à mes petits."

Pascal Dibartolo explique sa démarche

Un premier tracé a été décidé par le gilet jaune et ses enfants. Ils sont cependant prêts à le modifier pour rencontrer des gilets jaunes sur la route, et récolter "des petits papiers blancs". "L'idée c'est aussi que nous puissions rencontrer d'autres gilets jaunes sur la route" explique le papa. "S'ils ont eux aussi des enfants, s'ils ont en difficulté financièrement, qu'ils prennent un petit carré de feuille blanche, qu'ils me notent leurs noms, leurs adresses, leurs numéros de téléphone, et on le donnera à monsieur Macron.

Une volonté de partager cette revendication avec d'autres familles dans la même situation donc, mais pas seulement. Si certains veulent faire preuve de solidarité, cela aiderait les cyclistes à tenir le coup. "Si certains veulent nous accueillir chez eux, une petite soupe fait toujours plus plaisir que de dormir sous la tente."

Pour être le plus en sécurité possible, ils ne rouleront qu'en journée, et seront normalement suivi par un véhicule d'assistance. Vous pourrez suivre leur périple sur la page Facebook "Voyages des enfants sans sapins".