Société

65 migrants menacés d'expulsion dans un squat rue des Ateliers à Dijon

Par Soizic Bour, France Bleu Bourgogne mercredi 5 octobre 2016 à 21:21

Adam, un Tchadien de 24 ans, est arrivé il y a deux mois dans le squat.
Adam, un Tchadien de 24 ans, est arrivé il y a deux mois dans le squat. © Radio France - Soizic Bour

Ils sont entre 65 et 75 migrants à occuper un ancien hôtel à l'abandon, rue des Ateliers à Dijon. Des Tchadiens et des Syriens qui ont traversé l'Europe pour trouver l'asile chez nous.Ils sont menacés d'expulsion, ils passeront devant le juge ce vendredi.

Leurs noms sont inscrits sur la devanture de l'hôtel désaffecté qu'ils occupent depuis plus de deux mois maintenant. Entre 65 et 75 réfugiés venant du Tchad, de Syrie ou de Libye y ont élu domicile.

Ils ont tous fui la guerre dans leur pays pour venir chercher l'asile en France. Ils sont arrivés dans ce squat fin août, après avoir été expulsés de leur ancien lieu de vie, un local occupé illégalement dans l'impasse de Reggio, dans la zone cap Nord de Dijon.

Audience vendredi devant le juge

Ils ont passé l'été dans des tentes, sous la pluie, avant de décider d'investir dans un nouveau lieu de vie. Et ils risquent encore une fois l'expulsion dans ce nouveau squat qu'ils occupent. Les réfugiés sont convoqués devant le tribunal ce vendredi lors d'une audience qui scellera leur sort. Le juge décidera alors si ils peuvent rester ou non dans ce bâtiment resté vacant depuis plusieurs années.

Les réfugiés ont de quoi se faire la cuisine, mais le bâtiment est laissé à l'abandon donc plutôt insalubre. - Radio France
Les réfugiés ont de quoi se faire la cuisine, mais le bâtiment est laissé à l'abandon donc plutôt insalubre. © Radio France - Soizic Bour

Les migrants dorment parfois à plus de quatre par chambre, mais ils le disent eux-mêmes, "c'est toujours mieux que de dormir dans la rue". Le squat est "équipé" : eau chaude, chauffage et électricité. Même si le bâtiment est plutôt insalubre et peu ou pas entretenu car laissé à l'abandon depuis des années. Les demandeurs d'asile qui vivent là comme les associations qui les soutiennent espèrent une clémence de la part du juge lors de l'audience de vendredi, ou du moins un délai avant une probable expulsion.

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