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Société

75 ans de la Libération de Paris : Charles Pegulu de Rovin était à l'Hôtel de Ville

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris, France Bleu

75 ans jour pour jour après la Libération de Paris, France Bleu a recueilli le témoignage exceptionnel de Charles Pegulu de Rovin. Ce Parisien de 94 ans a participé à ce moment de l'Histoire. Récit.

Charles Pegulu de Rovin a participé à la Libération de Paris
Charles Pegulu de Rovin a participé à la Libération de Paris © Radio France

Paris, France

En 1944, Charles Pegulu de Rovin est étudiant dans une école d'ingénieur et fait aussi partie des équipes nationales prêtes à donner un coup de main pendant la guerre. Sauf qu'à Paris, les Alliés se font attendre, l'impatience règne chez les Parisiens qui subissent l'occupation allemande depuis quatre ans.

Tous à l'Hôtel de Ville 

Mais le 19 août, les choses s'accélèrent. Charles entend que "ça se passe du côté de l'Hôtel de Ville", il fait alors ses adieux à sa sœur, pensant ne pas revenir vivant. Il prend la direction de l'Hôtel de Ville en ayant bien préparé son coup. "Je m'étais acheté un bleu de travail. Quand on a un bleu, on passe inaperçu."

"J'ai vu de belles choses, et j'en ai vues des pas belles." - Charles Pegulu de Rovin

Charles Pegulu de Rovin a assisté à la libération de paris

Charles finira par arriver sain et sauf à l'Hôtel de Ville. Entre temps, il troque son revolver avec un manche en nacre pour "une mitraillette superbe avec un chargeur". Sur son chemin, il rencontre Roger Stéphane, l'un des "patrons" à l'Hôtel de Ville. Charles réussi à "naviguer" dans l'Hôtel de Ville grâce à Stéphane qui "avait ses entrées".

La 2e DB apporte la délivrance

A l'Hôtel de Ville, on patiente beaucoup, on reste sur le qui-vive, craignant une attaque allemande immédiate. Un jour, Charles pense même que son heure est venue. "On était barricadés, on attendait une attaque, et on voit arriver une colonne allemande par le quai de Seine. Les ordres sont donnés de ne pas tirer. Un connard prend le fusil et "paf"... l'officier qui était dans la tourelle du char plonge, referme la tourelle et le canon du char tourner en direction de l'Hôtel de Ville. J'ai fait mon signe de croix." Finalement, le char rate sa cible et reprend sa route. 

Le 24 août, Charles voit enfin débarquer les chars de la 2e Division Blindée, et c'est le soulagement. "J'ai dit 'maintenant c'est dans la poche', parce qu'il y a du sérieux qui est arrivé". Charles explique qu'il y avait "beaucoup de joie" dans les rues à ce moment là pensant que "c'était fini". Mais "Paris ce n'est pas la France" tient à rappeler Charles Pegulu de Rovin, "il y avait encore beaucoup de choses à faire".

Charles Pegulu de Ronvin assis sur l'aile de la voiture du général De Gaulle - Radio France
Charles Pegulu de Ronvin assis sur l'aile de la voiture du général De Gaulle © Radio France

"Paris outragée, Paris brisée, Paris martyrisée, mais Paris libérée"

Paris est finalement libérée le 25 août et Charles assiste au discours du général De Gaulle à l'Hôtel de Ville. "Je le revois encore dans l'encadrement de la fenêtre, je me suis dit maintenant en France il y a vraiment un chef".

"Je le revois encore dans l'encadrement de la fenêtre, je me suis dit maintenant en France il y a vraiment un chef"

Charles a même été réquisitionné pour escorter le général jusqu'au ministère de la Guerre, mission qu'il a accepté, assis sur l'aile de la Hotchkiss de De Gaulle comme en témoignent encore les photos. 75 ans après la Libération de Paris, Charles Pegulu de Ronvin refuse toutefois toujours catégoriquement que l'on parle de "héros".  "Faire son devoir, c'est pas de l'héroïsme. J'ai fait mon devoir de Français."

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