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Société

75e anniversaire de la Libération de Grenoble : hommage aux anciens héros

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Par France Bleu Isère

Jeudi 22 août, Grenoble a fêté le 75e anniversaire de sa libération du joug nazi. Les différentes cérémonies de la journée ont mis à l'honneur les anciens résistants et les martyrs des charniers du Polygone, découverts dans d'anciens trous d'obus peu de temps après la Libération.

Devant le Mur du Souvenir, le maire de Grenoble Eric Piolle a rendu hommage aux 48 victimes de l'armée allemande, retrouvées dans un charnier les 26 et 28 août 1944.
Devant le Mur du Souvenir, le maire de Grenoble Eric Piolle a rendu hommage aux 48 victimes de l'armée allemande, retrouvées dans un charnier les 26 et 28 août 1944. © Radio France - Marion Gauthier

Grenoble, France

Première cérémonie solennelle, place de la Résistance, ce jeudi matin, 22 août. Il y a tout juste 75 ans, les Allemands quittaient Grenoble, qu'ils occupaient depuis septembre. En 2019, des témoins d'alors et d'anciens résistants sont présents pour commémorer la Libération. 

Héros anonymes

Le maire de Grenoble, Eric Piolle, salue les "héros anonymes, ceux qui ne sont pas dans les livres d'histoire". En particulier les 48 martyrs du Polygone : les 26 et 28 août 1944, un promeneur découvre des corps enterrés à la va-vite dans d'anciens trous d'obus. Seuls 32 seront identifiés.

Au premier rang, coiffés d'un béret, une poignée d’anciens résistants assistaient, émus, à la cérémonie : plus que la joie de la Libération, ils faisaient mémoire du courage de ceux qui sont partis. - Radio France
Au premier rang, coiffés d'un béret, une poignée d’anciens résistants assistaient, émus, à la cérémonie : plus que la joie de la Libération, ils faisaient mémoire du courage de ceux qui sont partis. © Radio France - Marion Gauthier

À coté du portrait de Jean Moulin, une plaque est dévoilée en leur souvenir. C'est le résultat de cinq années de travail pour Ariane Baran, petite-fille d'un résistant polonais découvert dans l'un des deux charniers. "Je travaillais près du site du Polygone, explique-t-elle, et je ne voyais pas une trace de cet événement."  

Réparer une injustice

Dès lors, Ariane Baran n'a eu de cesse de réparer ce qu'elle considérait comme "une injustice". Commençant ses recherches au musée de la Résistance, elle a finit par réunir des familles de martyrs, dont certaines ont traversé la France pour se rendre à la cérémonie. 

De gauche à droite : Romain, Jean-Marc et Stanislas, Ariane et Hugo, trois générations d'une famille de résistant.  - Radio France
De gauche à droite : Romain, Jean-Marc et Stanislas, Ariane et Hugo, trois générations d'une famille de résistant. © Radio France - Marion Gauthier

A suivi une deuxième cérémonie à l'Hôtel de Ville, pendant laquelle un film a été diffusé, qui rassemble les paroles de témoins de la Libération. "Il était temps ! s'est réjoui Jean-Paul Blanc, le réalisateur. Les anciens partent, il fallait écouter leur histoire." Seules vingt minutes, sur les six heures d'interviews, ont été montrées. "Tout est propriété du musée de la Résistance..." glisse encore Jean-Paul Blanc.

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