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Dossier : Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars

EN IMAGES - 8 mars : rassemblements et grève pour promouvoir les femmes, "premières de corvées" de la crise

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Des dizaines de milliers de personnes ont participé à des manifestations et à une "grève féministe" lundi 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, à l'appel de 37 organisations. Des rassemblements ont eu lieu dès ce week-end.

Une pancarte affichée lors du rassemblement place de la République à Paris à l'appel d'une dizaine de collectifs, dimanche 7 mars.
Une pancarte affichée lors du rassemblement place de la République à Paris à l'appel d'une dizaine de collectifs, dimanche 7 mars. © AFP - Laure Boyer / Hans Lucas

A l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, lundi 8 mars - date symbolique officialisée en 1977 par l'ONU - 37 organisations syndicales, féministes et politiques appelaient à une "grève féministe" et à des manifestations dans toute la France. Elles ont lancé un mouvement unitaire pour "mettre fin aux discriminations et aux violences sexistes et sexuelles" subies par celles qu'elles ont rebaptisées les "premières de corvées". Car ce qu'elles pointent du doigt, ce sont les injustices subies par les femmes : des discriminations, inégalités et violences qui ont été accentuées par la crise sanitaire. "Le 8 mars, nous serons en grève avec les femmes du monde entier pour refuser toutes et tous ensemble de payer le prix de la crise avec notre travail, notre salaire, notre corps", ont expliqué à l'Agence France presse (AFP) ces organisations dont la FSU, la CGT, Solidaires, Osez le féminisme, Les Effronté-e-s, le Planning familial, l'Unef ou le Collectif national pour les droits des femmes. 

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Plusieurs rassemblements ont eu lieu dès ce samedi et ce dimanche. Une centaine de femmes se sont réunies à Dijon. Les manifestants étaient plusieurs centaines au Mans, à Strasbourg, à Nice, à Poitiers, à Lille, à Montpellier ou encore à Avignon

Dans d'autres villes, les associations ont trouvé des idées originales pour sensibiliser les passants. Un "chamboule-tout des 12 salopards" pour dénoncer le sexisme a ainsi été organisé à Orléans. A La Châtre, dans l'Indre, 50 rues de la ville vont être rebaptisées pendant un mois avec le nom de femmes qui ont marqué leur époque. L'objectif est de leur redonner une place dans l'espace public. Enfin, la section de la Vienne de l'Union européenne des femmes a produit un court-métrage qui fait le point sur les avancées ou non des droits des femmes.

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Une centaine de femmes a manifesté pour l'égalité des droits femmes-hommes à Dijon (Côte-d'Or).
Une centaine de femmes a manifesté pour l'égalité des droits femmes-hommes à Dijon (Côte-d'Or). © Radio France - Cédric Hermel

Un rassemblement était également organisé à Paris dimanche et une manifestation lundi. A Bordeaux, entre 300 et 400 personnes ont défilé, pancartes à la main et colère dans la voix : "Mon corps, mon droit, mon choix", "Stop à l'exploitation des femmes".

Des manifestantes dans le cortège du 8 mars 2021, place Stalingrad à Bordeaux.
Des manifestantes dans le cortège du 8 mars 2021, place Stalingrad à Bordeaux. © Radio France - Margot Turgy

Un an de lutte en pleine crise sanitaire

Pendant ces 12 derniers mois de crise sanitaire, la mobilisation ne s'est pas arrêtée, marquée notamment par les luttes pour la PMA pour toutes, l'allongement du délai légal pour avorter, les témoignages #Metoo, #Metooinceste ou encore #sciencesporcs. "La société commence à tendre l'oreille", estime Claire Charlès des Effronté-e-s, "c'est pas le moment de relâcher la pression".

L'épidémie a mis en lumière que les femmes étaient au front, à travers différentes professions et aussi à la maison - Mireille Stivala de la CGT Santé et action sociale.

Mais cette année 2020 a aussi montré la persistance des écarts de salaire, avec la mise en lumière des métiers à prédominance féminine, a eu des conséquences psychologiques à cause du confinement, a été marquée par la hausse des violences intrafamiliales. "L'épidémie a mis en lumière que les femmes étaient au front, à travers différentes professions et aussi à la maison", estime Mireille Stivala de la CGT Santé et action sociale. Dans un rare communiqué commun, sept grandes organisations syndicales ont réclamé l'ouverture de négociations pour "revaloriser les salaires des métiers à prédominance féminine".

"Sous nos masques, la colère gronde"

Infirmières, aides-soignantes, aides à domicile, caissières, aides ménagères, garde d'enfants... Si les femmes représentent 70% des personnes en première ligne pendant la crise sanitaire, elles ne sont que 24% parmi les décideurs chargés d'en organiser les réponses, rappelle un sondage commandé par l'association Focus 30, citant des chiffres de l'ONG Care International. En outre, selon cette enquête, plus d'une femme sur cinq (22%) a "souffert de stress émotionnel ou de problèmes psychologiques" depuis la crise, contre 14% des hommes.

"Sous nos masques, la colère gronde", écrit le Collectif national pour les droits des femmes. "Cette crise a mis encore plus en lumière le rôle fondamental des femmes dans la société. Elles ont été le pilier du premier confinement et de la suite : télé travail, classe à la maison, courses, confection des repas, aide aux personnes en difficulté... Elles ont tenu et tiennent à bout de bras la vie de tous les jours. Et si elles s’arrêtaient, si elles faisaient grève ?" C'est justement ce que les associations appellent à faire ce lundi à 15h40, heure théorique où les femmes cessent d'être rémunérées compte tenu de l'écart de salaires avec les hommes (environ 25%). "La grève féministe c'est la grève du travail, dans le sens salarié, mais c'est aussi l'arrêt du travail invisible à la maison, pour dénoncer la charge mentale et les inégalités dans la répartition des tâches", souligne Murielle Guilbert de Solidaires. 

Le gouvernement rend hommage aux "héroïnes du quotidien" et à la pionnière du sport féminin

Par ailleurs, considérant qu'"avec la crise sanitaire, les femmes françaises ont été en première ligne", la ministre chargée de l'Égalité Élisabeth Moreno a récompensé avec le Premier ministre Jean Castex "18 femmes et 18 associations œuvrant pour l'égalité en métropole et en Outre-Mer"

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Aussi, la statue d'une pionnière du sport féminin longtemps oubliée, Alice Milliat, a été inaugurée au siège du Comité national olympique et sportif français.

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