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Société

80 km/h sur les routes secondaires : "Ça n'affectera pas notre quotidien" pour Emmanuel Barbe

vendredi 13 avril 2018 à 11:15 Par Soline Demestre, France Bleu Belfort-Montbéliard

Le délégué interministériel à la sécurité routière, Emmanuel Barbe, est dans le Territoire de Belfort ce vendredi. Invité de France Bleu Belfort Montbéliard, il a une nouvelle fois défendu l'abaissement de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires.

Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière
Emmanuel Barbe, le délégué interministériel à la sécurité routière © Maxppp - Franck Dubray

Franche-Comté, France

Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière, poursuit dans le Territoire de Belfort une tournée des départements. Il défend sur France Bleu Belfort Montbéliard l'abaissement de la vitesse maximale autorisée sur les routes secondaires à 80 km/h. La mesure décidée par le gouvernement est contestée par des associations d'automobilistes et de motards. Une nouvelle journée d'action est prévue ce samedi.

L'association 40 millions d'automobilistes dénonce l'expérimentation qui a été menée notamment en Haute-Saône. Elle estime que rien ne prouve que l'abaissement de la vitesse à 80 km/h maximum permette de réduire la mortalité. Que leur répondez-vous ?

Emmanuel Barbe : 40 millions d'automobilistes a produit une étude qui n'est pas sérieuse et qui comporte beaucoup d'erreurs. L'observatoire interministériel de la sécurité routière a donc répondu point par point et a montré que le bilan était très positif. Mais ce qu'il faut bien dire, c'est que l'expérimentation sur 86 km ne servait pas à démontrer le bilan d'accidentalité, tout simplement parce que c'est une distance trop courte et une durée trop courte.  

A quoi a donc servi cette expérimentation ?

Emmanuel Barbe : Il y a déjà énormément d'études mondialement reconnues qui montrent que si vous baissez la vitesse moyenne sur une route, vous baissez la mortalité. Ça s'est produit par exemple avec les radars. Or cette expérimentation a permis de montrer trois choses : que la vitesse moyenne baisse bien quand on baisse la vitesse maximale autorisée, que même la vitesse des camions baisse et qu'on roule mieux sur une route où la vitesse est abaissée. Les distances entre les véhicules augmentent et c'est ce qui engendre cet effet de sécurité sur les millions de déplacement concernés. Et puis ça fait perdre peu de temps. On ne roule jamais de façon linéaire à 90 km/h. Donc cette appréhension sur les 80 km/h, elle est compréhensible. Mais je pense que quand la mesure sera entrée en vigueur, au bout de quelques mois, on se rendra compte, en définitive, que ça n'a pas affecté notre vie quotidienne. 

On annonce 3 radars supplémentaires en Haute-Saône. Certains estiment qu'ils ne servent qu'à faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat. 

_Emmanuel Barbe :_C'est de la facilité de pensée. Je vais vous donner 3 chiffres. Les amendes radars c'est 1,1 millions d'euros l'an dernier. l'Etat a dépensé 3,7 milliards d'euros pour simplement assurer la sécurité sur les routes et le préjudice de la violence routière chaque année, c'est entre 35 et 50 milliards d'euros. Donc c'est une facilité de raisonnement, d'autant plus qu'il y a une manière très facile de ne pas être flashé, c'est de respecter les limitations de vitesse. 

Dans son interview sur TF1 ce jeudi, le président Emmanuel Macron a fait savoir qu'après l'entrée en vigueur des 80 km/h maximum sur les routes secondaires, un bilan serait fait au bout de deux ans, et que s'il n'était pas concluant, la mesure serait abandonnée.