Société

87 migrants de Calais sont arrivés en Loire-Atlantique

Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan mardi 25 octobre 2016 à 5:03

47 migrants qui ont quitté la "jungle" de Calais sont arrivés à Saint-Brévin
47 migrants qui ont quitté la "jungle" de Calais sont arrivés à Saint-Brévin © Maxppp - Franck Dubray

Ils sont arrivés en car depuis Calais ce lundi soir. 87 migrants, évacués de la "jungle" le matin même. Ils sont accueillis à Nantes, Saint-Herblain et Saint-Brévin. 40 de plus devraient arriver ce mardi dans l'agglomération nantaise.

Ils font partie des premiers à avoir été évacués de la "jungle", le camp de Calais, dont le démentèlement a commencé ce lundi. 87 migrants sont arrivés en Loire-Atlantique ce lundi soir, en car. Des Soudanais, des Afghans, des Erythréens... qui vont être hébergés dans les centres d'accueil de Nantes (12), Saint-Herblain (28) et Saint-Brévin (47), le temps que leur demande d'asile soit examinée. La préfecture précise dans un communiqué que ces centres sont gérés par des associations qui, "en plus de l'accompagnement administratif, leur proposeront un soutient sanitaire et social". Tout est financé à 100% par l'Etat. 40 migrants supplémentaires devraient arriver ce mardi dans l'agglomération nantaise, toujours selon la préfecture.

Bien-sûr qu'on ne peut pas accepter toute la misère du monde. Mais peut-être que si on en prend notre petite part, on peut faciliter la vie de certaines personnes. Et si c'est le cas, j'en serai très heureux

Ce ne sont pas les premiers migrants de Calais accueillis dans notre région. 16 sont arrivés à Challans à la mi-septembre. "Tout se passe bien" assure le maire, Serge Rondeau. Il faut dire que la ville à l'habitude : "Depuis un peu plus de 10 ans à Challans, on a accueilli 150 migrants, sans que ça fasse de bruit, sans que personne ne s'en émeuve. La plupart sont repartis, certains se sont intégrés et ça n'a pas posé de problème. Quand on voit la 'jungle' de Calais, bien-sûr qu'on peut dire que l'Etat ne fait pas son travail. Mais ce n'est pas une raison pour nous de ne pas le faire. Souvent, les habitants réagissent pas peur, sans doute parce que ce n'est pas toujours très bien expliqué. Bien-sûr qu'on ne peut pas accepter toute la misère du monde. Mais peut-être que si on en prend notre petite part, on peut faciliter la vie de certaines personnes. Et si c'est le cas, j'en serai très heureux".

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