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Société

À Alençon, une course à pied en hommage à la joggeuse tuée en Haute-Saône

dimanche 5 novembre 2017 à 13:07 Par Jean-Baptiste Menanteau, France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Une quarantaine de coureurs s'est retrouvée samedi 4 novembre pour un footing organisé dans le centre-ville d'Alençon. Ils ont voulu rendre hommage à Alexia Daval, la joggeuse retrouvée morte lundi 30 octobre près de Gray en Haute-Saône.

Les participants étaient tous habillés en rose et en noir pour rendre hommage à Alexia Daval.
Les participants étaient tous habillés en rose et en noir pour rendre hommage à Alexia Daval. © Radio France - Jean-Baptiste Menanteau

Alençon, France

Tout est parti d'un simple message posté jeudi 2 novembre sur le groupe facebook "Alençon court". Comme d'habitude, les membres du groupe conviennent d'une heure et d'un lieu pour aller courir ensemble. Sauf que cette fois, la course est entachée de "colère" et de "tristesse". Les participants, tous vêtus de noir ou de rose, se sont donnés rendez-vous samedi 4 novembre au parc des promenades, à Alençon, et ce pour rendre hommage à Alexia Daval, la joggeuse retrouvée morte le 30 octobre, près de Gray, en Haute-Saône.

"Chaque coureur passionné est blessé par ce genre de tragédie", explique Adrien, qui a tenu à être présent. Avant le départ, les coureurs ont observé une minute de silence avant de s'élancer pour un parcours improvisé dans le centre-ville d'Alençon. La course est un prétexte, il s'agit de porter un message expliquent Linda et Valérie. "Ça nous est arrivé de courir en campagne et de nous faire embêter par des voitures, des gens qui s'arrêtent plus loin" et nous attendent, raconte Linda. "Ça nous est toute arrivée", abonde Valérie. Pour elles, les réflexions salaces, commentaires déplacés ou insultes graveleuses font parties de leur quotidien de joggeuse.

"C'est un moment pour soi et on vient nous le prendre"

Beaucoup font le choix de ne plus courir seule, ou du moins, d'adapter leurs parcours et leurs heures de course, comme Nadège. "Quand j'ai entendu l'histoire d'Alexia, je me suis dit que je n'étais pas prête de retourner courir toute seule, ça m'a fait peur".

Cette course, c'est Angélique qui l'a initié. Elle a été touchée par l'histoire de cette joggeuse, d'autant que les deux femmes partageaient le même métier, employées dans une banque, mais surtout, parce qu'elles avaient en commun cette passion pour la course. Pour minimiser les risques de faire une mauvaise rencontre, Angélique est obligée de prendre plusieurs précautions : "ne jamais prendre le même parcours, les mêmes horaires de course, ne jamais courir seule et éviter les endroits isolés", explique-t-elle.

Lorsqu'elles courent, toutes ces femmes disent rester sur le qui-vive, par peur de l'agression. "C'est un moment pour soi et on vient nous le prendre", résume Linda.