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Charente-Maritime : élan de solidarité à Arvert envers une famille arménienne menacée d'expulsion

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Par , France Bleu La Rochelle

Depuis deux ans, une famille de réfugiés Arméniens a été accueillie à Arvert. Tigran, Anzhela, leurs deux filles et la grand-mère disent être en danger de mort dans leur pays d'origine. Fin novembre, ils ont reçu une obligation de quitter le territoire français.

Tigran, Anzhela et Aïda à gauche
Tigran, Anzhela et Aïda à gauche © Radio France - Audrey Abraham

Un mouvement de solidarité s'est emparé de la ville d'Arvert, dans la communauté d'agglomération de Royan-Atlantique. Depuis deux ans, une famille de réfugiés arméniens y a été accueillie. Tigran le père, Anzhela la mère, leurs deux filles de 13 et 17 ans ainsi que la grand-mère disent être en danger de mort dans leur pays d'origine mais ils n'ont pas pu obtenir de carte de séjour pour rester légalement en France. Fin novembre, la préfecture de Charente-Maritime a signifié à la famille l'obligation de quitter le territoire français. La famille a fait appel de la décision mais depuis le 28 décembre, la préfecture peut légalement les placer en centre de rétention.

"On était en danger de mort", affirme Tigran le père de famille. En Arménie, son frère aurait été témoin d'un règlement de compte, depuis c'est toute la famille qui recevait des menaces de mort. 

"Elles ont de bons résultats"

A leur arrivée en France, la famille ne parlait pas un mot de français, aujourd'hui Natali et Aida, 17 et 13 ans sont scolarisées dans les classes qui correspondent à leur âge, en 4ème et en première. Elles font la fierté de leur père : "Elles parlent beaucoup mieux que nous ! Elles ont des bons résultats, elles ont les félicitations, elles sont contentes."

Tigran et sa femme Anzhela étaient respectivement coiffeur et fleuriste en Arménie. Depuis qu'ils ont obtenu une autorisation de travail en France fin novembre, ils sont saisonniers chez un ostréiculteur. Leur vie en France, ils l'aiment et ils veulent la régulariser : "Oui on est en sécurité mais on aimerait avoir une autorisation d'habiter normalement en France, travailler, louer une maison, payer les taxes et habiter comme tout le monde." 

"On ne peut pas laisser mourir les gens"

La perspective d'être obligé de rentrer en Arménie leur fait peur. "Les filles sont inquiètes, ça les stresse. Ici, elles ont des amis, elles vont à l'école, pour elles c'est leur vie maintenant", explique leur mère Anzhela. Pour Daniel Razet, président de l'association paroissiale d'Arvert la famille, a sa place en France : "Cette famille est parfaitement intégrée, _tout le monde les connait, tout le monde les aime !_"

Françoise Gorin et Francine Piou font partie du comité de soutien, elles sont scandalisées par la décision du préfet : "Ils sont menacés et si ils repartent là-bas c'est un avis de décès qu'on va envoyer à monsieur le préfet. On ne peut pas laisser mourir des gens", affirme François Gorin. Pour Francine Piou, il y a urgence à les soutenir : "On ne peut pas les laisser partir en sachant ça. Il faut qu'ils arrivent à avoir une vie dans la légalité, quelque chose d'officiel qui leur permette de se poser calmement."

Les maires de la communauté de communes soutiennent Tigran et sa famille. Fin janvier, leur dossier sera présenté au Tribunal Administratif de Poitiers.

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