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Dossier : Attentat de Conflans-Sainte-Honorine

Attentat de Conflans : l'hommage à Samuel Paty réunit une cinquantaine de personnes à Avallon

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Par , France Bleu Auxerre

A Avallon (Yonne), une cinquantaine de personnes ont se sont rassemblées devant l'Hôtel de Ville ce mercredi 21 octobre, pour rendre hommage à Samuel Paty, ce professeur d'histoire-géographie décapité à Conflans-Saint-Honorine, dans les Yvelines, vendredi dernier.

Une cinquantaine de personnes réunies à Avallon, devant l'Hôtel de Ville ce mercredi 21 octobre.
Une cinquantaine de personnes réunies à Avallon, devant l'Hôtel de Ville ce mercredi 21 octobre. © Radio France - Marie Roussel

Réunies en demi-cercle devant l'Hôtel de ville d'Avallon (Yonne), ce mercredi 21 octobre, une cinquantaine de personnes observent une minute de silence en mémoire à Samuel Paty. Un hommage au professeur d'histoire-géographie, cinq jours après son assassinat à Conflans-Sainte-Honorine. 

L'inquiétude face à la récupération politique

"Il n'y a pas de mot pour qualifier l'horreur de cet attentat", réagit le maire de Girolles, Bernard Massol. Autour de lui, beaucoup de professeurs sont présents. Claire, enseignante, est venue accompagnée de son fils Louison âgé de sept ans. "Je ne lui ai pas tout expliqué dans les détails, mais je pense que c'est important qu'il sache pourquoi nous sommes là aujourd'hui, et pourquoi on se bat", dit-elle. 

A côté, deux professeurs d'EPS aujourd'hui retraités. Choqués par cet événement, ils se disent également très inquiets pour l'avenir. Jean-Pierre avoue se sentir très impuissant face à ces attentats, qui se répètent. "Mais je n'accuse personne, ajoute-t-il aussitôt. C'est trop facile de prendre un événement comme celui-là et de le monter en épingle." A côté, son confrère acquiesce. "Il y a ce risque très fort de stigmatiser une partie de la population, musulmane, qui vit sa foi en respectant les principes républicains. Je les sens mal à l'aise, parce que montrés du doigt."

"Pourquoi des gens en arrivent-ils à ces extrémités-là, d'être choqués par des caricatures ? C'est questionnant sur notre société. Il n'y a pas une réponse, mais plusieurs. Et elles doivent s'inscrire sur le long-terme." - Julie 

La récupération politique, c'est aussi ce qui inquiète Julie. Sauf que cette Avallonnaise constate que c'est déjà en marche. "Samedi dernier, sur le marché, qui distribuait des tracts ? Le Front National. Alors ils n'avaient rien à voir avec l'attentat, puisque [les militants] n'ont pas eu le temps d'imprimer quoi que ce soit mais ils parlaient de ce qui s'était passé la veille. Donc oui, c'est inquiétant, effrayant et questionnant." Julie qui s'interroge aussi sur la réponse politique du gouvernement : fermer une mosquée, dissoudre des associations... "Soit", dit-elle. Sauf qu'il pourrait bien s'agir de mesures en trompe-l’œil, pour cacher simplement la poussière sous le tapis. 

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