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Société

A Bagnolet, une solution d'hébergement pour les travailleurs migrants du collectif "Baras" ?

lundi 4 mars 2019 à 18:49 Par Marie Roussel, France Bleu Paris

Le maire socialiste de Bagnolet, Tony Di Martino a annoncé une nouvelle plutôt rassurante pour la centaine de travailleurs migrants du collectif des Baras. Le bailleur social OPH se positionne pour acheter les locaux de l'Assurance maladie, occupés par les sans-papiers depuis l'automne.

Les travailleurs migrants de Bagnolet occupent la CPAM, tandis qu'à Montreuil, ils vivent provisoirement dans les locaux de l'AFPA depuis la fin du mois de septembre 2018.
Les travailleurs migrants de Bagnolet occupent la CPAM, tandis qu'à Montreuil, ils vivent provisoirement dans les locaux de l'AFPA depuis la fin du mois de septembre 2018. © Maxppp - JULIEN DE ROSA

Bagnolet, France

La nouvelle est accueillie par des applaudissement dans la mairie de Bagnolet, ce lundi 4 mars. Le maire socialiste, Tony Di Martino, vient d'annoncer que les locaux de la Caisse primaire d'assurance maladie de Seine-Saint-Denis étaient à vendre. Actuellement occupés par une centaine de travailleurs migrants, menacés d'expulsion par la justice, le bailleur social OPH-Bagnolet se positionne pour acheter ces bureaux, ainsi que le terrain de 2000 m2. Une fois propriétaire, l'OPH s'engage à ne pas déloger ces sans-papiers. 

Sept ans d'errance

"On est soulagé, on sait que maintenant, on peut rester tranquille", se réjouit Amadou Traoré, membre du collectif des Baras. Cela fait sept ans que ce groupe d'une centaine d'hommes erre de ville en ville, et de foyer en foyer. C'est d'ailleurs parce qu'il est habitué des expulsions que Lamine Bagayoko préfère rester sur ses gardes. "Nous allons attendre, pour voir ce qu'il va se passer demain."

Cela nous laisse le temps de travailler, pas sous la pression d'une procédure judiciaire" - le maire de Bagnolet

"Concrètement, cela veut dire que les Baras ne se retrouveront pas à la rue dans les prochains mois ou dans les prochaines années, résume le maire de Bagnolet. Après, il faut construire un projet. Soit sur ce site, soit sur un site maîtrisé par la ville mais du coup, cela nous laisse le temps de travailler de manière intelligente, construite, et pas sous la pression d'une procédure judiciaire". Une fois la domiciliation actée, la deuxième étape sera la régularisation de ces travailleurs sans-papiers.

1,9 million d'euros d'investissement

Reste que ce projet est encore au stade embryonnaire. La proposition du directeur d'OPH-Bagnolet doit encore être validée par le conseil d'administration. "Il faut attendre la délibération du CA le 14 mars. Elle m'autorisera à engager les discussions avec la Caisse primaire d'assurance maladie sur la base du prix demandé d'1,9 million d'euros", détaille Stéphane Roche. 

Ensuite, les bases légales de l'hébergement des Baras doivent être définies. "Dans un second temps, il s'agira de voir avec l'association qui représente les Baras dans quelles mesures on peut signer une convention. Cela sécurise à la fois le bailleur et le preneur. Et cela permet de fixer le cadre de nos relations, à l'avenir" , ajoute le directeur général de l'OPH-Bagnolet.

Aujourd'hui, c'est une occupation un peu précaire, on se doit d'être vigilants" - l'OPH-Bagnolet

Le bailleur social s'engage enfin à garantir "la sécurité et l'hygiène" des habitants. "Aujourd'hui, c'est une occupation un peu précaire. Il y a des réchauds, des systèmes de cantine un peu improvisés. On se doit d'être vigilants, il faut que leur sécurité soit assurée." 

Dès 2020, l'OPH-Bagnolet compte amorcer les travaux sur le terrain de 2000 m2 autour de la CPAM pour y construire des logements sociaux.  Tout en laissant le bâtiment de l'Assurance maladie en l'état.