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Société

Le maire de Bavilliers envisage de lancer l'opération "Chasseurs vigilants" pour signaler les incivilités dans la nature

lundi 6 août 2018 à 6:05 Par Jérôme Collin, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu

Sur le modèle de "Voisins vigilants", le maire de Bavilliers (Territoire de Belfort) veut mettre à contribution les chasseurs pour surveiller et signaler les incivilités commises dans la nature. Un projet qui ne séduit pas la fédération départementale des chasseurs.

Des chasseurs en pleine activité (illustration)
Des chasseurs en pleine activité (illustration) © Maxppp - Alexandre MARCHI

Territoire de Belfort, France

Face aux fréquents débordements dans les forêts, le maire de Bavilliers (Territoire de Belfort) souhaiterait mettre en place le dispositif "Chasseurs vigilants". Déjà en place dans l'Oise, le système mobilise des chasseurs volontaires pour faire remonter aux autorités les incivilités. "Les dépôts sauvages sont relativement fréquents dans notre commune : des pneus, de l'électro-ménager etc. Ça reste trop fréquent", déplore Éric Koeberlé. "Il y a aussi la problématique de circulations d'engins motorisés. Cela gêne les promeneurs, la nature, la faune et la flore", poursuit le maire de Bavilliers, également vice-président du département.

Les "Chasseurs vigilants" reposent sur le même principe que les "Voisins vigilants", mis en place dans plusieurs communes du Territoire de Belfort. "Les chasseurs sont des gens qui connaissent bien la nature, qui circulent régulièrement dans les forêts et dans les prés. N'en déplaise à certains écologistes de salon, les chasseurs respectent la nature parce qu'ils l'aiment et l'apprécient", assure Éric Koeberlé.

Les chasseurs craignent la création de "milices"

Aucun contact n'a été pris avec la fédération départementale des chasseurs. Mais son président, Daniel Kittler, n'est pas franchement favorable au projet. Il craint des débordements de certains de ses collègues. "Moi, je suis très prudent là-dessus parce que je ne veux pas créer des milices. Je crains que des gens prennent des initiatives plus ou moins légales. Si c'est pour faire de la surveillance, oui. Si c'est pour faire de la répression, non", tranche-t-il.

Éric Koeberlé se veut rassurant. Les chasseurs volontaires ne seraient pas sélectionnés n'importe comment. Une condition préalable serait requise si le projet voit le jour : il faudrait un casier judiciaire vierge. Il en appelle également au civisme des habitants.