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À Blagnac, plus de 200 squatteurs redoutent une expulsion imminente

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

C’est sans doute l'un des plus gros squats de la région toulousaine. Entre 200 et 300 personnes vivent dans une ancienne maison de retraite désertée. La plupart étaient dans le squat de l’avenue de Muret qui a totalement brûlé en février.

Des dizaines de familles vivent depuis six mois dans le squat de Blagnac.
Des dizaines de familles vivent depuis six mois dans le squat de Blagnac. © Radio France - SM

Un immense squat ouvert depuis le 8 février à Blagnac en plein centre-ville est sur le point d'être évacué. 240 personnes vivent depuis six mois dans une ancienne maison de retraite qui devait être détruite et qui appartient à Edenis. 

Des hommes, des femmes, des familles qui, pour la plupart, viennent du squat de l'avenue de Muret à Toulouse qui a brûlé le 4 février. Des migrants, en situation irrégulière ou qui attendent une réponse pour le droit d’asile, qui n’arrivent pas à trouver de logement malgré leurs appels répétés au 115. 

Les habitants du bâtiment doivent aller chercher de l'eau à l'extérieur.
Les habitants du bâtiment doivent aller chercher de l'eau à l'extérieur. © Radio France - SM
Des toilettes ont été installées dehors.
Des toilettes ont été installées dehors. © Radio France - SM

Des cas de Covid 

Des squatteurs qui ont vécu ensemble la période très complexe du confinement. Selon les associations, les rapports entre les différentes communautés ont été évidemment un peu plus difficiles que d’habitude. Les familles avaient notamment du mal à trouver de la nourriture. Le confinement a aussi été marqué par quelques cas de Covid sur le site. Les personnes contaminées ont été isolées. Une grande partie des habitants ont été testés et suivis par l’association Médecin du Monde. 

L'association Médecin du Monde est présente très régulièrement dans le squat.
L'association Médecin du Monde est présente très régulièrement dans le squat. © Radio France - SM
Chaque famille a organisé son espace dans les chambres.
Chaque famille a organisé son espace dans les chambres. © Radio France - SM
Dans le squat, 18 nationalités  beaucoup d'africains et des familles albanaises.
Dans le squat, 18 nationalités beaucoup d'africains et des familles albanaises. © Radio France - SM

Un squat que la mairie de Blagnac cherche aujourd'hui à évacuer. Elle parle de violences récurrentes sur le site et de conditions sanitaires désastreuses. Edenis a aussi saisi le tribunal en référé qui a tranché à la mi-juillet. Les occupants doivent quitter les lieux avant le 20 août.  

18 nationalités et de plus en plus d'habitants 

Mais sur place, les squatteurs disent qu’ils ne bougeront pas. Qu’ils sont très attentifs à la sécurité du site. D'ailleurs, un Tchadien fait partie du collectif qui gère le site, il est de permanence à l’accueil et assure que les problèmes sont minimes. "Dans ce squat, il n'y a pas de prostitution, il n'y a pas de trafic de drogue, pas de vente de logements. Ici on est 18 nationalités. Après les rixes, ça existe partout. Il peut y avoir des prises de tête partout. Il ne faut pas juger le squat sur ça." 

Les squatteurs se relaient à l'entrée du bâtiment.
Les squatteurs se relaient à l'entrée du bâtiment. © Radio France - SM
Le bâtiment est situé rue des amandiers tout proche du centre de Blagnac.
Le bâtiment est situé rue des amandiers tout proche du centre de Blagnac. © Radio France - SM

Les habitants du squat se disent prêts à organiser des portes ouvertes pour prouver que tout ne se passe pas si mal sur le site. 

Et on sent aussi que beaucoup se posent la question de leur avenir une fois le squat fermé. " J'appelle tous les jours le 115 qui me dit qu'il n'ont rien", dit ce papa albanais malade du cœur. " Je vais dormir où ?" 

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