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Société

À Bordeaux, l'école Dupaty mobilisée pour empêcher l'expulsion d'une famille kosovare

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Par , France Bleu Gironde

Une soixantaine de parents d'élèves, d'enfants et d'institutrices ont manifesté ce mercredi devant la préfecture de Gironde. Ils demandent le réexamen de la demande d'asile d'une famille de trois enfants.

Une soixantaine de personnes ont participé au rassemblement ce mercredi.
Une soixantaine de personnes ont participé au rassemblement ce mercredi. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Bordeaux, France

Ils sont une soixantaine à manifester devant la préfecture de Gironde ce mercredi matin. Des parents d'élèves, des enfants et des institutrices, tous venus soutenir une famille kosovare menacée d'expulsion. Avni et Vjollca Hamza et leurs trois enfants de 4, 6 et 8 ans sont arrivés en France en juillet 2016, après un long périple à travers l'Europe.

Depuis trois ans, ils apprennent le français et leurs enfants sont scolarisés dans les écoles Joséphine et Dupaty à Bordeaux. Mais leur demande d'asile vient d'être rejetée. Ils vont bientôt recevoir une obligation de quitter le territoire français. "C'est une famille très bien intégrée dans le quartier, j'aimerais qu'ils restent ici" témoigne Caroline Collignon, institutrice de CP. Dans sa classe, il y a l'une des enfants kosovares, Suela, 6 ans : "Je la vois s'épanouir et faire des progrès en français, qui devient sa langue."

Lilia, sa mère Yamina et sa maîtresse de CP, venus soutenir la famille hamza. - Radio France
Lilia, sa mère Yamina et sa maîtresse de CP, venus soutenir la famille hamza. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Je veux rester en France avec ma famille car je me sens bien ici, alors que je risque ma vie en rentrant au Kosovo" - le père de la famille kosovare.

Suela est l'une des amies de Lilia, 7 ans. Elles jouent ensemble à la récréation et cette petite fille ne comprend pas la situation : "Pourquoi ils veulent pas qu'ils restent en France ?" Sa mère Yamina manifeste à ses côtés : "J'ai la même interrogation, c'est inhumain, comment on explique ça aux enfants ?" Sur les pancartes, le même message : "3 ans de scolarisation : régularisation".

Aurore, une parent d'élèves

La famille est de nouveau à la rue

Cette expulsion semble impensable pour Aurore Kerleau, 40 ans. Cette maman scolarise également ses enfants dans l'école Dupaty. Elle est membre d'une association de soutien aux personnes sans abri : "Je les ai connus à leur arrivée en France, ils dormaient dans la rue, sur un matelas. Heureusement le centre d'accueil de demandeurs d'asile leur a fourni un logement par la suite mais depuis que leur demande d'asile a été rejetée, ils se retrouvent de nouveau sans toit, hébergés à droite ou à gauche" explique-t-elle. "Je veux rester en France avec ma famille car je me sens bien ici, alors que je risque ma vie en rentrant au Kosovo" souffle le père de la famille kosovare.

Le collectif créé par les institutrices et parents d'élèves a lancé une pétition qui a recueilli mille signatures (en ligne et papier). Mercredi midi, quatre membres du groupe ont pu être reçus par le cabinet de la préfète qui dit les avoir "entendus", sans leur promettre que cette famille kosovare pourra bien rester à Bordeaux.

ECOUTEZ - Le reportage France Bleu Gironde

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