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Société

À Bordeaux, le programme "Emulsion" aide les réfugiés à retrouver un emploi

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Par , France Bleu Gironde

À Bordeaux, le programme "Emulsion" aide les réfugiés à accéder à l'emploi. Lancé par l'association SOS Solidarités, il est en expérimentation jusqu'à la mi-décembre. 500 réfugiés sont accueillis chaque année en Gironde.

Le programme sera expérimenté jusqu'à la mi-décembre à Bordeaux.
Le programme sera expérimenté jusqu'à la mi-décembre à Bordeaux. © Radio France - Mélanie Juvé

Bordeaux, France

Difficile aussi d'accéder à l'emploi pour les réfugiés en France. Un programme vient de naître à Bordeaux pour les aider dans leurs démarches. Le programme "Emulsion", qui est en expérimentation jusqu'à la mi-décembre. Alain Regnier, le délégué interministériel chargé de l'accueil et de l'intégration des réfugiés, est venu ce lundi à Bordeaux pour le découvrir.

Le programme a été lancé avec une dizaine de réfugiés par l'association SOS Solidarités, qui gère le CADA de Bordeaux (centre d’accueil pour demandeurs d’asile). Le but : les aider à s'insérer dans la société française notamment grâce à l'emploi. "Il y a la barrière de la langue, ou encore la mobilité quand on a pas toujours un permis reconnu en France", explique Ingrid Berghman, directrice de WeJOB, l'une des associations partenaires. 

Le programme les aide pour trouver un stage ou une formation, mais aussi faire leur CV et préparer des entretiens par exemple. Car beaucoup de diplômes ne sont pas reconnus en France, comme le diplôme d'infirmier ou de vétérinaire.

"En Syrie j'ai eu mon baccalauréat pendant la guerre, témoigne Yara, 26 ans. Originaire de Damas, elle a obtenu le statut de réfugiée, elle est arrivée il y a un an et demi à Bordeaux. J'ai fait Bac + 4 comptabilité, mais après c'était très dur et j'ai dû partir, alors je suis venue ici, et j'ai appris la langue. Maintenant je cherche un travail en comptabilité, j'espère que je vais trouver." 

500 réfugiés accueillis chaque année en Gironde

S'il n'y a pas d'étude récente sur le sujet en France, la situation en Allemagne serait similaire à la notre : chez nos voisins, seulement un quart des réfugiés arrivés depuis 2015 ont trouvé un emploi, d'après l'Institut allemand de recherche sur l'emploi. "On n'est pas très bons, il y a des marges de progrès, avoue Alain Regnier, délégué interministériel chargé de l'accueil et de l'intégration des réfugiés. Mais ce qui me semble différent en deux ans, c'est l'engagement des entreprises. Les besoins d'emploi sont tels dans certains secteurs, que les chefs d'entreprise regardent les populations de réfugiés comme un vivier potentiel, et qui n'étaient pas dans leur viseur ces dernières années."

34 actions ont été choisies pour l'accueil et l'intégration des réfugiés à Bordeaux-Métropole dans le cadre d’une contractualisation avec l’Etat. Le programme "Emulsion" en fait partie. Des actions financées à hauteur de 300 000 euros par an sur trois ans. Chaque année, 500 réfugiés sont accueillis en Gironde, c'est-à-dire qu'ils bénéficient de la protection internationale et sont en droit de travailler. 

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