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A Boulogne-Billancourt, des enfants défavorisés apprennent à nager pendant les vacances

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Par , France Bleu Paris

Onze jeunes de Boulogne-Billancourt bénéficient toute cette semaine d'une initiation à la natation. Une opération gratuite, co-organisée avec le Secours Populaire, à destinations des plus modestes.

Onze enfants de milieux défavorisés participent à un stage cette semaine à la piscine de Boulogne-Billancourt, pour se familiariser avec l'eau et la natation.
Onze enfants de milieux défavorisés participent à un stage cette semaine à la piscine de Boulogne-Billancourt, pour se familiariser avec l'eau et la natation. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Au départ, certains semblent bien contents de trouver le bord de la piscine, pour se rassurer. Passés quelques instants, la plupart de ces onze jeunes de Boulogne-Billancourt, se sentent comme des poissons dans l'eau. Toute la semaine, grâce à un partenariat entre le Secours Populaire et la piscine, gérée par l'entreprise Récréa, ces enfants, originaires de milieux très modestes peuvent se familiariser avec le milieu aquatique. 

Au départ, la présence du bord de la piscine est rassurante.  - Radio France
Au départ, la présence du bord de la piscine est rassurante. © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Car le constat est clair : un jeune sur deux finit sa sixième sans savoir nager. Une problématique d'autant plus vraie dans les milieux populaires, pour le directeur de la piscine, Stephane Bretin. "Je pense qu'il y a encore une carence d'apprentissage chez ces jeunes, par leur environnement économique, social. Heureusement l'école permet d'accéder à la piscine, sinon c'est compliqué pour des raisons de transports, financières et culturelles", estime le directeur. "Il est vraiment essentiel à tout enfant d'apprendre à nager et à se débrouiller dans l'eau, si on peut à notre niveau être acteur de cela, on est contents de pouvoir aider et faire plaisir à ces enfants."

Pas un cours de natation, mais une initiation 

Dans le bassin, le jeune Abderezak, sept ans, s'exclame : "C'est trop bien ! J'aime les bombes, nager, tout ce qu'il y à la piscine !" Le petit garçon ne se fait pas d'illusions, il a encore beaucoup à apprendre. "Je nage très bien mais pas trop !" Comme lui, Abdoulay, est lui aussi en train de s'acclimater. Les deux mains fermement accrochées à l'échelle, il doit descendre le plus loin possible au fond de l'eau. "Quand on descend, c'est un peu trop profond", reconnait le jeune garçon. 

Les jeunes apprennent à se familiariser avec le milieu aquatique - Radio France
Les jeunes apprennent à se familiariser avec le milieu aquatique © Radio France - Pierre-Antoine Lefort

Pour encadrer le petit groupe, Ray, le maitre-nageur. Ici, pas question d'en faire tout de suite de grands sportifs, capables d'avaler les longueurs : "Nous ne sommes pas sur de la vraie technique de nage pure, comme dans un club. On est vraiment sur du déplacement, de la mise en sécurité, du plaisir de l'eau." Et sur la petite douzaine de néo-nageurs, les niveaux sont déjà bien différents. "On a même des enfants qui ne vont jamais à la piscine, sauf avec le centre aéré ou l'école, une ou deux fois dans l'année."La piscine a d'ailleurs l'intention de passer une convention avec le Secours Populaire, pour que ces enfants puissent revenir plus souvent entretenir ce qu'ils ont appris. Car un enfant qui ne sait pas nager, peut donner un adulte qui ne le saura pas non plus : c'est le cas aujourd'hui d'un français sur sept. 

Du côté de l'association, on se félicite d'ailleurs d'avoir noué ce partenariat pour cette semaine de cours. "C'est une très bonne chose, à la fois comme distraction, comme développement physique, et comme protection aussi quand on sait le nombre d'enfants victimes d'accidents de noyades chaque année", rapporte le secrétaire général de la fédération des Hauts-de-Seine du Secours Populaire, Hugues de Piédoue. En 2018, les derniers chiffres en date , selon l'Association de prévention des accidents de la vie courante (APAVC), une centaine d'enfants ont perdu la vie noyés :  principalement des très jeunes, ou des adolescents. 

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