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Société

A Brest, la région renforce sa prise en charge des jeunes du Service Militaire Volontaire

Renforcer l'accompagnement des jeunes en Service Militaire Volontaire (SMV) à Brest : c'est le but de la convention signée ce lundi entre le ministère des Armées et la région Bretagne.

Les jeunes en Service Militaire Volontaire à Brest ont commencé la journée par des jeux de logique en présence de la secrétaire d'Etat Geneviève Darrieusecq
Les jeunes en Service Militaire Volontaire à Brest ont commencé la journée par des jeux de logique en présence de la secrétaire d'Etat Geneviève Darrieusecq © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Brest, France

De huit à douze mois pour reprendre les bases et s'insérer professionnellement : c'est le concept du Service Militaire Volontaire (SMV) auquel plus d'un millier de jeunes, âgés de 18 à 25 ans, ont postulé en 2019 dans toute la France. L'un des six sites situé à Brest, ouvert en novembre 2017, accueille aujourd'hui une cinquantaine de jeunes. Une convention vient d'être signée pour renforcer leur accompagnement par la région Bretagne au niveau de leur formation professionnelle.

Remise à niveau

Pendant ce cursus, les jeunes vivent en internat dans un centre dédié. Ils suivent une formation militaire pendant un mois et demi avant quatre mois de formation complémentaire avec remise à niveau scolaire et passage du permis. L'objectif est d'acquérir des compétences et un savoir-être qui facilitent une embauche : "ça leur permet aussi de _prendre confiance en eux_, car en général ce n'est pas le cas quand ils arrivent", indique le général Marc Boileau qui commande le SMV à Brest. Les jeunes touchent 313 euros par mois pendant cette période.

Ils partent ensuite en stage ou en formation professionnelle "dans des entreprises proches de Brest afin qu'ils puissent rentrer à l'internat chaque soir", indique le capitaine de corvette François Fernandez. "On voit les jeunes le matin, ils sont accompagnés par leurs encadrants militaires sur leurs lieux de formation, et on fait le bilan le soir", précise le général Boileau. 

Pendant la deuxième phase de la formation, les jeunes volontaires suivent des cours pour reprendre les bases en français, mathématiques et logiques. - Radio France
Pendant la deuxième phase de la formation, les jeunes volontaires suivent des cours pour reprendre les bases en français, mathématiques et logiques. © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Collaboration avec la région

"On privilégie les secteurs en tension pour faire travailler ces jeunes", indique Georgette Bréard, vice-présidente de la région Bretagne chargée de la formation. À Brest, ils peuvent se tourner vers les filières du BTP, des transports et de la logistique, de la sécurité et de l'hôtellerie-restauration. 

Les formations des jeunes du Service Militaire Volontaire sont entièrement prises en charge. Si jusqu'à cette année, plusieurs organismes avaient cette tâche, la région renforce son financement avec la nouvelle convention. "Jusque là, on donnait une bourse de 500 euros aux jeunes, précise Georgette Bréard, "cette année, on leur accorde une aide financière au même titre que n'importe quel jeune pris en charge par la région". Cette aide pourra aller jusqu'à 980 euros, en fonction de la situation personnelle du jeune en bénéficiant.

À la sortie du service militaire Volontaire à Brest, 80% des jeunes trouvent un travail dans les six mois suivants. "Nous n'envisageons pas d'augmenter le nombre de centres ou l'encadrement, mais avec les conditions actuelles _on peut monter en puissance"_, estime Geneviève Darrieusecq, secrétaire d'état auprès de la ministre des Armées. Pas nécessairement à Brest, car le nombre d'hébergements est limité.

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