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Société

À Cabris, la cohabitation mitigée entre habitants et gens du voyage

mardi 3 juillet 2018 à 18:34 Par Emma Sarango, France Bleu Azur

Depuis une semaine maintenant, environ 300 personnes de la communauté des gens du voyage se sont installées à Cabris, dans le pays grassois. "Par sécurité", le maire a décidé d'annuler les festivités du 14 juillet, au grand dam des commerçants du village.

Une centaine de caravanes sont installées depuis une semaine sur le Grand Pré de Cabris
Une centaine de caravanes sont installées depuis une semaine sur le Grand Pré de Cabris © Radio France - Sarango

Cabris, France

Après avoir été refoulées de Mandelieu et de Cannes, une centaine de caravanes ont débarqué mardi 26 juillet à Cabris, dans le pays grassois. Une arrivée inattendue et inadmissible pour le maire de la commune qui avait contesté la décision de la préfecture, en vain. Une semaine après, nous nous sommes rendus dans le village pour recueillir le témoignage de la communauté des gens du voyage et des habitants.

Une seule policière municipale

"Il faut dépasser les préjugés que l'on a depuis l'enfance" est convaincue Sophie, la pharmacienne de Cabris. "Plusieurs d'entre eux sont venus acheter des médicaments, ils sont polis et courtois" assure-t-elle. "Il y a des enfants, ça fait de l'animation dans le village, et on ne s'en plaint pas". Même sentiment du côté des principaux concernés : les gens du voyage installés sur le Grand Pré, au coeur de la commune. " Avec la pharmacienne, la boulangère, le boucher, tout se passe bien" constate Laetitia, devant sa caravane. _"Nous ne sommes pas là pour créer des problèmes_, nous sommes citoyens français et nous avons le droit d'être ici" estime simplement cette mère de deux enfants.

Laetitia et ses enfants vivent dans une des caravanes installées sur le Grand Pré de Cabris - Radio France
Laetitia et ses enfants vivent dans une des caravanes installées sur le Grand Pré de Cabris © Radio France - Sarango

Mais le maire de Cabris a une autre vision de cette cohabitation. "Il y a eu une échauffourée qui a failli mal tourner et ils ont allumé un feu sur le Grand Pré alors que nous sommes en période rouge" regrette Pierre Bornet. D'où sa décision d'annuler les festivités du 14 juillet, et notamment le bal qui devait se tenir juste à côté. "Nous n'avons qu'une seule policière municipale à Cabris et même si le préfet nous a promis des renforts si besoin, ça reste limité" assure le maire.

Pas de départ avant le 20 juillet

Un manque à gagner important pour certains commerçants de Cabris. "Notre village est mort l'hiver et nous vivons de la saison estivale" s'inquiète Nicolas, gérant du bar "Le Grand Pré". "Si les festivités sont annulées les unes après les autres, nous perdrons du chiffre d'affaire" prévoit-t-il. Selon l'arrêté préfectoral, les caravanes doivent quitter les lieux le 15 Juillet. Mais les gens du voyage veulent rester au moins jusqu'au 20, date à laquelle l'un d'eux doit être jugé à Grasse après son interpellation lors du blocage de l'A8 la semaine dernière.