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Société

A Chevigny-Saint-Sauveur, une école pour une deuxième chance

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Par , France Bleu Bourgogne

En décrochage scolaire, demandeurs d'emploi, sans ou avec peu de qualification, des personnes de 16 à 30 ans suivent un parcours personnalisé avec une formation professionnelle en alternance, à l’École de la deuxième chance de Chevigny-Saint-Sauveur.

Le Haut-commissaire à la lutte contre la pauvreté, Maurice Tubul, et le préfet Bernard Shmeltz ( au premier plan à gauche et à droite), ont dialogué avec des élèves de l'E2C
Le Haut-commissaire à la lutte contre la pauvreté, Maurice Tubul, et le préfet Bernard Shmeltz ( au premier plan à gauche et à droite), ont dialogué avec des élèves de l'E2C © Radio France - Jacky Page

Chevigny-Saint-Sauveur, France

La Bourgogne-Franche-Comté compte 360.000 personnes en situation de pauvreté, soit 13% de la population. Un fléau contre lequel 18 Hauts-commissaires ont été chargés de lutter dans les régions. Pour la nôtre il s'agit de Maurice Tubul, qui a visité le 25 octobre l'École de la deuxième chance à Chevigny-Saint-Sauveur, une structure associative qui dispose de 130 sites en France. À Chevigny-Saint-Sauveur, elle est installée sur le site de l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes. Elle est l’un des maillons de la lutte contre la pauvreté.

Des parcours personnalisés

Chaque année, une centaine de personnes de 16 à 30 ans, qui ont « décroché » pour une raison ou une autre, s’y voient offrir une opportunité de remettre le pied à l’étrier, grâce à des parcours personnalisés. Sébastien Delval en est le directeur : « _le principe, c’est d’individualiser les parcours_, en faisant un diagnostic des savoirs de base, et puis de les accompagner sur des projets que eux, vont identifier. Ils ont aussi l’accompagnement en interne d’un référent de parcours ». Le séjour moyen à l’école est de 7 mois, mais il peut aller jusqu’à un an, sachant qu’après leur sortie, les élèves sont encore suivis pendant toute une année.

Face aux élèves de l’école, Maurice Tubul, Haut-commissaire à la lutte contre la pauvreté en Bourgogne-Franche-Comté, les encourage à avoir foi en eux-mêmes : « soyez fiers de ce que vous êtes. Parce que c’est la fierté de ce que vous êtes, de ce que vous représentez, qui vous donnera la force d’aborder la suite de votre parcours ». 

Ici, on m'accompagne, même dans mon cheminement de pensée. Ça aide beaucoup ▬ Jenny, 21 ans

Charles, 23 ans,  en sait quelque chose : « j’ai complètement décroché. Je suis allé jusqu’au lycée, mais arrivé au bac, j’avais l’impression que je ne pourrais jamais l’avoir. Ça m’a poussé à tout abandonner, et à le regretter plus tard. Ça a été un sacré calvaire, comme j’étais un peu perdu, je me suis mis à faire quelques bêtises, et ça ne m’a pas aidé ». Entré en juin dernier à l’École de la deuxième chance, le jeune homme suit aujourd’hui une formation de plaquiste, un métier qui lui convient. "L'école nous laisse libres de nos choix. On vient uniquement motivés".

Le problème de jenny, 21 ans, est différent. Pour elle, c’était moins une question d‘études que d’orientation : « je suis un peu une exception ici, parce que j’ai eu mon bac, et j’ai fait deux années de fac. Pour mon cas, c’est juste que je m’éparpille et que je ne sais pas quoi choisir. On m’a conseillé d’aller à l’E2C et de tester plusieurs métiers. Ici on m'accompagne, même dans mon cheminement de pensée en fait. Ça aide beaucoup ». Aujourd’hui, Jenny s’oriente vers le maraîchage, en alternance.

Le savoir être à défaut de diplôme

Il faut bien sûr trouver des employeurs susceptibles d’accueillir des personnes qui n’ont pas de formation poussée et diplômée, mais heureusement, il existe des entreprises pour qui les diplômes ne font pas tout, précise le Haut-commissaire à la lutte contre la pauvreté : « la meilleure personne pour accomplir une tâche n’est pas forcément la plus diplômée, c’est surtout une personne qui a de l’estime de soi, qui sait se comporter, travailler en collectif, qui sait apporter sa valeur ajoutée, non pas immédiatement par sa compétence, mais par son savoir être ».

A Chevigny-Saint-Sauveur, l'École de la 2e chance accompagne chaque année 104 nouveaux parcours. Pour la première fois, depuis le mois de septembre, elle accueille des mineurs en décrochage scolaire. 4 pour commencer, avec un objectif de 12 à 15 par an.

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