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Société

A Dijon, des réfugiés reçoivent leur diplôme universitaire de Français Langue Etrangère

vendredi 29 juin 2018 à 17:04 Par Stéphane Parry, France Bleu Bourgogne

Ce vendredi l'Université de Bourgogne remettait à Dijon les diplômes de Français Langue Étrangère pour publics migrants à vingt-six réfugiés. Inscrits depuis le mois de septembre, ces personnes ont suivi un perfectionnement intensif en langue française et des cours de théâtre et de radio.

A Dijon, ce sont 26 réfugiés qui ont reçu leur diplôme universitaire
A Dijon, ce sont 26 réfugiés qui ont reçu leur diplôme universitaire © Radio France - Stéphane Parry

Dijon, France

Ils sont irakiens, syriens ou encore éthiopiens. On les appelle vulgairement des migrants. Ils ont quitté leur pays en guerre ou parce qu'ils étaient persécutés par le régime en place. Ce qui les rapproche : la volonté d'apprendre le français et de trouver un emploi en France. Ce vendredi 29 juin, 26 réfugiés ont reçu leur diplôme universitaire de Français Langue Étrangère pour publics migrants. 

Gaithe et Nadine, un jeune couple syrien installé à Dijon depuis le mois de septembre 2017 - Radio France
Gaithe et Nadine, un jeune couple syrien installé à Dijon depuis le mois de septembre 2017 © Radio France - Stéphane Parry

Nadine et Gaithe pharmaciens syriens 

Parmi les réfugiés présents ce vendredi à l'Université de Bourgogne, Nadine et Gaithe Chahoud, un jeune couple syrien. Ils sont arrivés à Dijon au mois de septembre dernier. C'est parce qu'ils ont de la famille à Chatillon-sur-Seine, qu'ils se sont installés à Dijon. Désireux d'apprendre le français, ils se sont inscrits à cette formation de Français Langue Étrangère pour publics migrants. 

En Syrie, on apprend surtout l'anglais

A raison de 12 heures de français par semaine et des ateliers radio et théâtre, Nadine et Gaithe ont fait des progrès rapides en français : " écouter le français, c'est très joli mais pour le parler, c'est compliqué ", admet Nadine. " En Syrie, on apprend surtout l'anglais, " ajoute Gaithe. " Il y a quelques années, il y avait beaucoup de personnes qui apprenaient le français. C'est difficile de penser et parler en français en même temps. Mais on va y arriver, " ajoute Gaithe. 

Gaithe Chahoud : "c'est difficile de penser et parler en français en même temps."

Pas de cas d'abandon par désintérêt 

L'Université de Bourgogne est l'une des quarante facultés ou grandes écoles à proposer cette formation. Après une première session, les résultats sont plutôt encourageants : " on a pas de cas d'abandon par désintérêt", avance Claire Despierres, la responsable du D.U Français Langue Étrangère. "Au contraire, on a eu des demandes toute l'année. Certains on même trouver un emploi. C'est le cas d'un urologue syrien arrivé à Dijon au début de l'année et qui a trouvé un poste au CHU de Dijon il y a une semaine. Ce genre de parcours reste exceptionnel. Mais on a un étudiant qui a monté un food-truck, d'autres ont trouvé une formation. Ce diplôme, il faut le voir comme une première étape," ajoute Claire Despierres. 

Claire Despierres, la responsable du diplôme universitaire Français Langue Étrangère   - Radio France
Claire Despierres, la responsable du diplôme universitaire Français Langue Étrangère © Radio France - Stéphane Parry

Claires Despierres : "on a eu quelques départs, mais pas d'abandon par désintérêt"

Neuf mois pour apprendre le français

La première promotion comptait 36 réfugiés. A la fin de la formation, 26 ont reçu leur diplôme. " La preuve, qu'on peut apprendre le français en neuf mois," affirme Claire Despierres. Pour la prochaine promotion, l'Université de Bourgogne a déjà reçu une cinquantaine de demandes d'inscription. 

Ecoutez les témoignages de Nadine et Gaithe Chahoud et Claire Despierres ce samedi dans la matinale de France Bleu Bourgogne entre 6 heures et 9 heures