Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

A Dijon, Hassan espère une régularisation de sa situation

-
Par , France Bleu Bourgogne

Il fait partie des quatre vingt réfugiés installés depuis une semaine dans un immeuble vacant situé au 41 avenue Stalingrad à Dijon. Hassan, 25 ans, a fui son pays le Tchad il y a deux ans et demi. En attente d'une régularisation de sa situation, le jeune homme aide à l'accueil des autres réfugiés.

Hassan 25 ans a fui son pays le Tchad il y a deux ans et demi
Hassan 25 ans a fui son pays le Tchad il y a deux ans et demi © Radio France - Stéphane Parry

Dijon, France

Il fallait que je sauve ma peau, raconte Hassan 

Est-ce parce qu'il comprend et parle correctement le français, qu'Hassan est désigné par les autres réfugiés et membres d'associations pour nous faire visiter les logements occupés illégalement par quatre vingt personnes depuis une semaine, avenue de Stalingrad à Dijon ? 

Chemise à carreau gris foncé,  habillé d'un jean et basket aux pieds, Hassan passe de pièces en pièces, s'assurent que les journalistes ne dérangent pas les occupants qui pour certains se reposent ou dorment. Il en profite pour raconter son parcours de réfugié : "j'ai fui mon pays le Tchad, il y a deux ans et demi. C'était devenu dangereux pour moi. Il fallait que je sauve ma peau," raconte Hassan. "Comme beaucoup de migrants, je suis passé par la Libye et je suis arrivé en France le 15 novembre 2015." 

Hassan nous fait visiter les logements occupés par les réfugiés. Ici, une pièce où dorment les hommes  - Radio France
Hassan nous fait visiter les logements occupés par les réfugiés. Ici, une pièce où dorment les hommes © Radio France - Stéphane Parry

J'attends toujours d'être convoqué après mon recours auprès de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA)

En quittant son pays, Hassan a laissé derrière lui, proches et amis : "de temps en temps, j'ai des nouvelles de ma famille par le biais d'amis. C'est compliqué, parce que le téléphone ne passe pas toujours bien dans la région du Tchad où vivent mes parents." 

Il y a deux ans et demi, lorsqu'il est arrivé en France, Hassan a rempli sa demande d'asile. Demande refusée par l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et des apatrides). Le jeune homme a ensuite déposé un recours. Il est dans l'attente de la décision administrative. Comme lui, ils sont plusieurs dizaines de réfugiés venus du Tchad, du Mali ou encore de Libye à attendre une régularisation de sa situation. A Dijon, dans la squat de l'avenue Stalingrad, on trouve une femme avec sa petite fille. 

Dans un des logements, les réfugiés ont installé une cuisine pour préparer les repas  - Radio France
Dans un des logements, les réfugiés ont installé une cuisine pour préparer les repas © Radio France - Stéphane Parry

De squat en squat 

C'est en appelant un ami début 2016, qu'Hassan entend parler de Dijon : "j'étais à Paris. Un ami à moi m'a dit qu'il y a avait de la place dans un squat, alors je suis venu à Dijon. D'abord dans un squat dans le quartier des Grésilles, puis au squat XXL et enfin avenue de Stalingrad. L'avantage de ces logements, c'est qu'ils sont sains. Quand aux réfugiés, chacun à une ou plusieurs taches à accomplir tous les jours, comme préparer les repas." 

Vérifications faites, les seize logements occupés depuis le 16 août par les réfugiés appartiennent au ministère de la Défense. Visiblement, ils sont inoccupées depuis plusieurs mois. Les robinets ont été enlevés, mais les associations ont réussi à remettre de l'eau dans deux cabinets de toilette ainsi que l'électricité. La visite terminée, Hassan rejoint ses camarades sur le parking et prend le temps de nous montrer une liste de noms affichée à l'entrée de l'immeuble, la liste de tous les réfugiés. Cette liste n'est pas close, sur la feuille, il reste encore de la place. 

La liste des noms des réfugiés affichée à l'entrée de l'immeuble au 41 avenue de Stalingrad - Radio France
La liste des noms des réfugiés affichée à l'entrée de l'immeuble au 41 avenue de Stalingrad © Radio France - Stéphane Parry