Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

À Dijon, l'annonce de nouvelles places d'hébergements d'urgence ne fait pas l'unanimité

-
Par , France Bleu Bourgogne

La trêve hivernale commence ce vendredi 1er novembre en France et en Côte-d'Or pour une période de cinq mois jusqu'au 31 mars. L'hiver approchant, le gouvernement a annoncé cette semaine la mise en place de 14 000 places d'hébergements d'urgence en plus dans toute la France.

L'annonce de nouvelles places dans les centres d'hébergement d'urgence ne fait pas l’unanimité parmi les sans domicile fixe et les associations. (photo d'illustration)
L'annonce de nouvelles places dans les centres d'hébergement d'urgence ne fait pas l’unanimité parmi les sans domicile fixe et les associations. (photo d'illustration) © Maxppp - Vincent VOEGTLIN

Dijon, France

Pendant la trêve hivernale, il est impossible pour le bailleur d'expulser son locataire qui aurait du mal à payer ses loyers. Mais il peut lancer une procédure. Pendant cette trêve, l'électricité et le gaz n'ont pas le droit d'être suspendus par votre fournisseur. Le gouvernement, a lui, de son côté annoncé la mise en place de 14 000 places d'hébergements d'urgence.

« Je préfère être dans un foyer »

À côté d'une enseigne de supermarché, Jérémy fait la manche. Il est sans domicile fixe depuis quelques années. "Je préférerais qu'il (le gouvernement, ndlr) mette en place plus de chambres dans les foyers. Je préfère avoir un chez moi plutôt que d'aller dans un centre d'hébergement d'urgence", raconte-t-il. Et le jeune homme parle en connaissance de causes. Il a fréquenté un des centres d'hébergement dijonnais l'année dernière.

"Cela s'est très mal passé, des vols (...) J'ai même pas envie d'y retourner" - Jérémy, sans domicile fixe

Le centre d'hébergement d'urgence, Jérémy en garde un très mauvais souvenir. "Ça s'est très mal passé, je me souviens de vols (...) J'ai même pas envie d'y retourner" se rappelle-t-il avant que son ami, assis à côté de lui ne renchérisse "On m'a dit ton sac c'est ton oreiller et sous ton oreiller il faut que tu aies un couteau sinon on peut venir te braquer dans la nuit".

Pas une solution à long terme

L'ami de Jérémy, Aurélien, a lui décidé de ne pas franchir le pas et être hébergé dans un de ces centres. "Je préfère mon indépendance, mon autonomie mais il ne faut pas voir tout noir. Ces centres d'hébergement d'urgence peuvent servir à des personnes qui se seraient retrouvées à la rue et qui n'ont aucune chance de survie, ça peut leur permettre de rebondir", relève-t-il.

Mais pour la Croix Rouge du Grand Dijon, le plus important c'est de trouver une solution sur le long terme et d'identifier le problème. "Tous les ans le même problème se pose, il faut qu'on puisse trouver une solution comme un logement à loyer modéré pour que les personnes puissent retrouver leur résilience et leur dignité", insiste Christophe Talmet.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu