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A Eybens, l'association Miléna rouvre son accueil de jour aux femmes victimes de violences conjugales

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Par , France Bleu Isère

Après un incendie criminel fin 2019 et deux mois de fermeture à cause du confinement, l'association iséroise Solidarité Femmes Miléna, qui accompagne les femmes victimes de violences conjugales, a enfin pu rouvrir son accueil de jour, rue Roland Garros à Eybens, le 4 juin dernier.

Dans les nouveaux locaux, il y a un espace pour les enfants dans chaque pièce
Dans les nouveaux locaux, il y a un espace pour les enfants dans chaque pièce © Radio France - Véronique Pueyo

Durant le confinement, l'association Solidarité Femmes Miléna avait rapidement mis en place une permanence téléphonique afin d'aider les femmes à distance dans leurs démarches pour trouver un logement ou déposer plainte. Elle a aussi distribué des colis alimentaires. Car les mères, dans la précarité, devaient trouver plus de nourriture pour leurs enfants qui n'allaient plus à la cantine, l'école étant fermée.

Hausse des violences durant le confinement

Durant cette période, l'association a reçu 3 fois plus d'appels que d'habitude, ce qui représentait environ une quinzaine de situations difficiles voire dramatiques à traiter chaque jour. Ainsi, une femme a-t-elle dû être mise à l'abri loin du département de l'Isère.

Privilégier l'éviction du conjoint, plutôt que la départ de la femme battue

Une éviction de conjoint a pu également être menée à son terme : "Cette procédure est nouvelle, grâce à la volonté du parquet de Grenoble" explique Alice Santin-Janin, la directrice. "Avant, c'était plutôt la femme qui devait quitter le domicile conjugal. Dans le cas auquel je pense, _l'homme violent a dû partir_, mais comme il est revenu squatter dans le hall de l'immeuble, nous avons fait appel aux forces de l'ordre et il a fini par s'en aller."

Alice Santin-Janin, directrice de Solidarité Femmes Miléna
Alice Santin-Janin, directrice de Solidarité Femmes Miléna © Radio France - Véronique Pueyo

70 % des femmes accueillies par l'association sont insérées professionnellement, la preuve que les violences conjugales touchent tous les milieux sociaux.

Aider les enfants à ne pas reproduire la violence, une fois adultes

L’équipe, forte de 20 professionnels -infirmière, psychologue, travailleurs sociaux- reçoit sans rendez vous du lundi au vendredi de 9 heures à 17 heures : "Dans ces locaux que nous louons, et que nous avons sécurisés, suite à l'incendie criminel que nous avons subi de la part d'un mari violent qui a voulu se venger, nous avons voulu que les femmes s'y sentent bien pour souffler un peu. Il y a des jeux dans chaque pièce pour les enfants" souligne la directrice. "Par le jeu ou le dessin, ils peuvent exprimer ce qu'ils vivent. Ce sont les adultes de demain, il faut les aider pour _qu'ils ne reproduisent pas les mêmes schémas_, quand ils seront grands."

L'association dispose de 70 appartements disséminés dans l'agglomération grenobloise, soit 175 places pour héberger les femmes victimes de violences conjugales.

Le Président de la Métro, Christophe Ferrari et son vice-président, Yannick Belle, soutiennent l'action de Miléna
Le Président de la Métro, Christophe Ferrari et son vice-président, Yannick Belle, soutiennent l'action de Miléna © Radio France - Véronique Pueyo

Un projet d'hôtel social dans 4 ans

Mais d'ici 4 ans, elle espère rassembler hébergements et accueil dans un même lieu, un "hôtel social", situé à Grenoble. La Métro qui finance l'association à hauteur de 46 000 euros par an, avec d'autres partenaires comme l’État ou le département, veut faire aboutir ce projet ambitieux. "Ce n'est certes pas une compétence de l'agglomération grenobloise" reconnait Yannick Belle, vice-président, en charge du sport et de l’égalité hommes-femmes. "Mais c'est une volonté politique que nous avons de cohésion sociale, pour aider ces femmes et leurs enfants à se reconstruire et à repartir dans la vie."

En 2019, Solidarité Femmes Miléna a accueilli et accompagné 1252 femmes victimes de violences conjugales et leurs enfants.

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