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À Font-Romeu, l'équipe enseignante de l'université alerte sur "la souffrance au travail"

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Par , France Bleu Roussillon

Une délégation de l'antenne de Font-Romeu (Pyrénées-Orientales) rencontre ce jeudi le président de l'université de Perpignan pour alerter sur la situation critique que traverse la filière Staps. Aujourd'hui, il n'y a plus assez de professeurs pour un nombre d'étudiants toujours croissant.

Les équipes des STAPS de Font-Romeu se disent au bout du rouleau.
Les équipes des STAPS de Font-Romeu se disent au bout du rouleau. © Maxppp - MICHEL CLEMENTZ

"Ça n'est plus tenable." Élodie Varraine l'affirme, après vingt ans à l'UFR Staps de Font-Romeu. Aujourd'hui directrice des études, l'enseignante est fatiguée, usée. Elle prend la parole parce que le directeur ne le peut pas. "Il est au bout du rouleau." Ce jeudi, une délégation de l'antenne de Font-Romeu, spécialisée dans les sciences et techniques des activités physiques et sportives, a rendez-vous avec le président de l'Université de Perpignan. Après plusieurs courriers alarmants, l'équipe de Cerdagne va pouvoir exposer ses souffrances.

Le nombre d'étudiants en Staps à Font-Romeu n'a cessé de croître

Ces dix dernières années, le nombre d'étudiants en Staps à Font-Romeu n'a cessé de croître. "On est passés de 200 étudiants en 2010 à 671 aujourd'hui, dont environ 600 à Font-Romeu, explique Élodie Varraine. Il y a seulement une quinzaine d'enseignants et trois secrétaires pour organiser 10.600 heures de formation."

"On a déjà retrouvé des collègues en larmes dans leur bureau." - Lionel Dembourg, enseignant à Font-Romeu et représentant syndical

Dans les dernières années, plusieurs personnes sont parties. "Un premier enseignant est parti il y a quatre ans, se souvient Lionel Dembourg, professeur en Staps et représentant syndical. Un deuxième enseignant demande cette année à être muté. Une secrétaire négocie une rupture conventionnelle et une autre prof envisage une reconversion professionnelle.

Une grande partie des filières Staps en France sont sous tension. Celle de Font-Romeu ferait partie des moins bien loties

"Cette charge de travail est devenue insoutenable." - Lionel Dembourg, enseignant à Font-Romeu et représentant syndical

Des formations supprimées à la rentrée ?

La surcharge est telle que l'équipe enseignante se demande si elle pourra assurer la totalité des formations en septembre, lors de la prochaine rentrée. "Aujourd'hui, on n'est pas en capacité de maintenir notre offre de formations, reconnaît Elodie Varraine, la directrice des études. La souffrance au travail est telle que c'est devenu insoutenable.

Pour certains étudiants, il s'agirait donc de changer de formation en cours de route. 

"Une ville étudiante, c'est une ville vivante."  - Alain Luneau, maire de Font-Romeu

Le nombre d'étudiants en Cerdagne pourrait alors diminuer, dans les prochaines années. Pour le maire de Font-Romeu et ses 2.000 habitants, ce serait bien dommage. "Ces étudiants participent à la vie économique et associative, explique Alain Luneau. Ils louent des logements sur place, toute l'année. Et puis, Font-Romeu est une ville sportive !"

Ce serait aussi un handicap pour les lycéens du secteur. Ceux du lycée Pierre de Coubertin, par exemple, à Font-Romeu. Laurent Leygue y est professeur, également maire d'Estavar. "On est éloignés de Montpellier ou de Toulouse. C'est donc primordial d'avoir ces formations sur place. Pour certains, c'est aussi l'occasion de travailler dans le secteur du tourisme pendant qu'ils font leurs études. Certains s'installent ici, après.

La présidence de l'Université ne souhaite pas s'exprimer avant la réunion de jeudi.

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