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Société

A Grenoble, un « happening » d’Emmaüs pour interpeller sur la pauvreté

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Par , France Bleu Isère

L'association se mobilisait à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère.

Les travailleurs et bénévoles d'Emmaüs souhaitaient interpeller les passants sur les conditions de vie des personnes sans-abri.
Les travailleurs et bénévoles d'Emmaüs souhaitaient interpeller les passants sur les conditions de vie des personnes sans-abri. © Radio France - Adrien Simorre

Grenoble, France

L’association Emmaüs a mené mercredi une action de sensibilisation contre la pauvreté aux abords de la Fnac Victor-Hugo, à Grenoble. En début d’après-midi, des dizaines de bénévoles et de travailleurs se sont assis en tailleur à la manière de personnes sans-abris. Tous munis d’un miroir renvoyant aux passants leur propre reflet. « Le miroir veut dire que tout le monde est concerné : ça peut être vous comme ça peut être moi», explique Aladji, un travailleur hébergé par Emmaüs. L'action se tenait dans le cadre de la Journée mondiale du refus de la misère.

Une manière d'échanger avec les passants

Confrontés au dispositif, de nombreux passants jettent un regard interloqué, mais seule une poignée s’arrête. L’occasion parfois d’engager la discussion. « Quelqu’un m’a dit que seule une révolution pourrait tout changer », s’amuse Myriam, bénévole pour Emmaüs à Sassenage. A quelques mètres, une dame s’agace face à un travailleur Emmaüs d’origine africaine : « Pour moi, le problème c’est qu’il y a trop d’enfants en Afrique », lui assène-t-elle. L’homme ne se démonte pas et garde le sourire : « au moins on discute, c’est bien ! »

A Grenoble, cette journée de mobilisation a lieu alors que le parvis de la gare est le théâtre d’une crise d’hébergement d’urgence sans précédent. La question de l’accueil des personnes en situation irrégulière est d’ailleurs au cœur des préoccupations d’Emmaüs. « 70 à 75% des compagnons d’Emmaüs sont des personnes en voie de régularisation, confirme Jean-Pierre Polidori, responsable d’Emmaüs Grenoble. Mais attention, tous sont déclarés à l’Urssaf et cotisent ». Emmaüs Grenoble compte une soixantaine de compagnons répartis entre les sites de Sassenage, Versoud et de La Mure. 

C’est le cas d’Aladji. Lorsqu’il arrive en France depuis la Guinée-Conakry, en 2016, il est contraint de dormir dans la rue. « Si je n’avais pas été aidé, je serais toujours dehors », lâche-t-il d’un ton grave. Alors que l’action se poursuit, la rumeur de l’interpellation de trois travailleurs d’Emmaüs sans-papiers dans l’Hérault se répand. Jean-Pierre Polidori fulmine : « D’un côté, on nous félicite pour notre travail, car nos compagnons en voie de régularisation travaillent, et de l’autre côté, on nous envoie des gendarmes ! ». 

Mobilisation mondiale contre la misère

Emmaüs se mobilise à sa façon à l'occasion de la Journée mondiale du refus de la misère, organisée chaque année à l’initiative de l’organisation ATD Quart Monde. Dans le cadre de cet événement, les bénévoles et travailleurs de l’association fondée par l’abbé Pierre étaient d’ailleurs sur le pied de guerre dès 6 heures du matin pour organiser des distributions de vêtements puis de repas. En fin d’après-midi, toutes les organisations se sont retrouvées devant la Fnac sous un barnum installé par ATD Quart Monde.

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