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Économie – Social DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Gilets jaunes dans l'Hérault : toujours fidèles au poste à l'entrée de Lunel

lundi 26 novembre 2018 à 4:18 Par Marion Bargiacchi, France Bleu Hérault

Après neuf jours de manifestation, les gilets jaunes de l'Hérault sont toujours présents sur le rond point de Lunel à la sortie de l'autoroute A709. Ici, ils tentent de fédérer autour de leurs causes et envisagent la suite du mouvement.

Les gilets jaunes sur le rond-point Ambrussum de Lunel.
Les gilets jaunes sur le rond-point Ambrussum de Lunel. © Radio France - Marion Bargiacchi

Lunel, France

Ils sont une cinquantaine à braver la pluie et le froid à la sortie de Lunel sur l'autoroute A709. Ici, les barrières du péage sont levées et les tickets récupérés par les gilets jaunes depuis plus d'une semaine déjà. Au rond-point, ils se partagent café et grillades entre deux conservations avec les automobilistes, sous l’œil des forces de l'ordre.

Une majorité qui adhère mais ne bouge pas

Les conducteurs qu'ils croisent posent bien souvent le gilet sur le tableau de bord mais qui ne suivent pas le mouvement dans la rue, comme en atteste Chantal : 

"Je ne suis pas très courageuse. Je suis en CDD, c'est difficile pour moi de me rendre disponible." 

Même son de cloche chez Guillaume, bien content de ne pas payer son trajet ce jour-là : "Je soutiens mais c'est vrai que je ne prends pas le temps d'enfiler mon gilet et de descendre dans la rue. Je suis étudiant et je dois prendre du temps pour mes cours et réviser mes examens." Le constat, c'est celui de "l'individualisme" pour Mathieu. Lui est dans sa voiture avec sa compagne, institutrice. À deux, ils galèrent à payer leurs différents crédits. Et même s'ils "se sentent gilets jaunes", ils avouent faire partie de "cette majorité silencieuse qui adhère mais ne bouge pas."

Un mouvement qui cherche à se transformer

Les gilets jaunes en sont persuadé, la mobilisation n'est pas prête de s'arrêter. Mais la forme doit changer pour Étienne : "Il faut se structurer différemment avec des gens qui savent guider des groupes. Ça nous prendra peut être plusieurs semaines voir des mois, mais ça se fera, vous pouvez en être sûrs." 

Pour Étienne le mouvement doit évoluer.

Sur la suite et les annonces du président de la République prévue mardi 27 novembre, les gilets jaunes n'attendent rien : "S'il avait des annonces à faire, il fallait s'y prendre avant. Il faut qu'il arrête de croire que nous sommes des blaireaux. Nous sommes une France qui se lève tôt, qui souffre énormément. Il n'ouvre pas les yeux : on va lui montrer."