Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus Covid-19

"On a l'impression que la France nous a oubliés" : témoignage d'une famille loirétaine coincée en Algérie

-
Par , France Bleu Orléans

Alors que le ministère des affaires étrangères a annoncé début avril avoir rapatrié l'essentiel des Français confinés à l'étranger, certains n'ont pas pu être. C'est notamment le cas de cette famille loirétaine, partie en Algérie le 12 mars, qui remue ciel et terre pour rentrer.

Andrée et Georges Durand, accompagnés de leur fille Sylviane et de leur gendre Saïd, sont coincés dans un petit village à une centaine de kilomètres d'Alger, en Algérie.
Andrée et Georges Durand, accompagnés de leur fille Sylviane et de leur gendre Saïd, sont coincés dans un petit village à une centaine de kilomètres d'Alger, en Algérie. - Andrée Durand

Partis le 12 mars dernier pour rencontrer sa belle-famille algérienne, Andrée et Georges Durand, un couple de retraité de Boigny-sur-Bionne dans le Loiret, accompagnés de leur fille Sylviane et de son époux Saïd, sont depuis coincés en Algérie.

Le laxisme des autorités françaises

Pourtant, rien ne laissait présager une telle situation explique Andrée Durand depuis le salon de sa belle-famille : "nous avons reçu nos visas le 3 mars et l'ambassade à Paris nous a assuré que nous ne risquions rien et pouvions partir. De même j'ai appelé l'agence de voyage avec laquelle nous devions partir la veille de notre départ et ils m'ont dit que nous ne risquions rien. Nous sommes donc partis en toute confiance." 

Annulation du vol retour

Mais rapidement la situation se complique : "le 17 mars nous avons reçu un mail nous informant que notre vol retour, prévu le 26 mars, était annulé. J'ai alors envoyé des mails à la compagnie aérienne Air Algerie, à Air France aussi, mais ils nous ont dit qu'ils ne peuvent rien faire. Alors nous sommes allés au consulat de France, à Alger, mais il était fermé."

Le silence de l'ambassade 

Mais Andrée Durand ne se laisse pas abattre et continue de chercher une solution : "j'ai envoyé des mails à notre député Richard Ramos, qui m'a conseillé de contacter l'ambassade par mail. C'est donc ce que j'ai fait, je leur ai dit dans quelle situation nous étions, nos âges, nos difficultés, et je n'ai eu aucune réponse." Avant d'ajouter : "si au moins ils nous tenaient au courant, la situation serait moins compliquée pour nous." 

Ici, dans la campagne éloignée d'Alger, nous n'avons pas accès aux mêmes médicaments qu'en France. J'ai peur que nos maladies évoluent.

Et la situation l'inquiète d'autant plus, que les deux retraités doivent prendre des médicaments spécifiques à leurs pathologies. "Mon mari a 80 ans, il a fait un A.V.C. l'an passé, moi j'ai du diabète. Mais ici, dans la campagne éloignée d'Alger, nous n'avons pas accès aux mêmes médicaments qu'en France. J'ai peur que nos maladies évoluent." Et d'ajouter en colère : "et en plus de cela ils ne sont pas remboursés, mon mari en a déjà eu pour plus de 100 euros. Bientôt nous n'aurons plus assez de liquidité pour acheter nos médicaments." 

L'accord de l'ambassade pour rentrer 

La famille loirétaine attend donc avec impatience la réponse de l'ambassade de France. Car c'est elle, et elle seule, qui donne l'autorisation aux Français coincés en Algérie de rentrer en France. "Chaque semaine deux avions relient Alger à Paris, mais c'est l'ambassade qui décide qui peut les prendre. Nous ne savons pas si le déconfinement en France, le 11 mai, fera accélérer les choses pour nous. En attendant on a l'impression que la France nous a oubliés." conclut Andrée Durand. 

Un autre couple de Loirétains coincés au Costa Rica 

On se souvient France Bleu Orléans avait contacté un couple de Loirétains, Mireille et Fabrice Farnault, partis au Costa Rica début mars. Tous deux sont encore confinés dans leur chambre d'hôtel, dans l'attente de sortir pour prendre un avion. 

Selon le ministère des affaires étrangères, ils sont encore entre 3.000 et 4.000 Français coincés à l’étranger. 

Choix de la station

À venir dansDanssecondess