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Société

Les étudiants de l'université Jean Jaurès de Toulouse hébergent des demandeurs d'asile dans un amphi

mardi 3 avril 2018 à 20:31 Par Marius Delaunay, France Bleu Occitanie et France Bleu

C'est une info France Bleu Occitanie : à l'université Jean-Jaurès, on ouvre les portes des amphis aux plus démunis. Une trentaine de grévistes se relaient depuis le week-end dernier pour accueillir 13 demandeurs d'asile sans logement toutes les nuits.

Le Grand Amphithéâtre de l'Université Jean-Jaurès, rempli lors d'une assemblée générale.
Le Grand Amphithéâtre de l'Université Jean-Jaurès, rempli lors d'une assemblée générale. © Radio France - Marius Delaunay

Toulouse, France

Afghans, guinéens, congolais... Treize hommes seuls et sans-abris dorment depuis samedi dernier dans le grand amphithéâtre de l'Université, bloquée depuis un mois par la mobilisation étudiante. La journée ils quittent les lieux et veulent rester discret. Un collectif de grévistes les a contacté par l'intermédiaire d'une assistante sociale. Le gymnase qui hébergeait les migrants a fermé avec la fin de la trêve hivernale samedi 31 mars. 

Un collectif d'aide aux migrants

Trente à quarante étudiants de Jean-Jaurès se relaient pour accompagner les migrants jour et nuit. Ils font partie d'un collectif d'aide qui s'est mis en place. Appels au 115, accompagnement des migrants dans leurs démarches, d'autres associations apportent de la nourriture et cette aide spontanée se fait avec les moyens du bords : 

"On n'a pas forcément de douche donc il faut qu'on négocie avec la sécurité pour avoir accès à des espaces pour cela. On récupère de la nourriture, on a des soutiens qui nous apportent de la bouffe, ça s'organise quotidiennement" Julien étudiant en Histoire.

Un geste de solidarité spontané et "enrichissant" avoue l'étudiant gréviste qui admet aussi sans difficulté que la solution ne peut être que provisoire : "Tout ça c'est provisoire, l'idée c'est que la situation se débloque en interpellant la municipalité , en interpellant la Région". Et dans cette action les grévistes affirment être soutenus par l'administrateur provisoire du campus. Selon eux, Richard Laganier aurait même sollicité la préfecture de Haute-Garonne pour que les 13 migrants hébergés soient régularisés.  

Réunis en assemblée générale ce mardi, les grévistes ont voté la poursuite du blocage du campus jusqu'au vendredi 6 avril.