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Société

"Je suis prêt à tout pour travailler" : les migrants désespérément en quête d'emploi à Cherbourg

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Par , France Bleu Cotentin

C'est souvent un défi pour les réfugiés qui arrivent chez nous : trouver du travail. Même après quatre années en France, moins d'un réfugié sur trois a trouvé un emploi. Pourtant, les besoins des entreprises sont là. l'association Itinérance a lancé hier une cellule d'aide à l'emploi.

"Je suis prêt à tout pour travailler", explique Alseny Billy Keita, originaire de Guinée, "j'ai déjà déposé des CV dans toutes les boîtes d'intérim".
"Je suis prêt à tout pour travailler", explique Alseny Billy Keita, originaire de Guinée, "j'ai déjà déposé des CV dans toutes les boîtes d'intérim". © Radio France - Théo Hetsch

Cherbourg-Octeville, Cherbourg-en-Cotentin, France

La salle d'attente est comble : une bonne vingtaine de migrants attendent leur tour, CV en main, ainsi qu'une lettre de motivation pour certains. Il y a tous les profils : des jeunes, des vieux, d'anciens bergers en Afghanistan qui maîtrisent mal le Français, mais aussi d'autres très diplômés, comme Alseny Billy Keita, 25 ans, originaire de Guinée. "Je suis diplômé de lettres modernes, j'ai obtenu ma licence en Guinée" explique-t-il dans un très bon français.

Les demandeurs d'asile peuvent travailler six mois après leur entrée sur le territoire

Malheureusement, pas sûr qu'il trouve du travail dans son domaine, il vaut mieux se concentrer sur les secteurs qui recrutent, comme le bâtiment. "J'ai fait pas mal de petits boulots au pays dans le bâtiment, l'électricité, parfois la peinture aussi" raconte le demandeur d'asile. Le temps presse pour lui. Il est en France depuis plus d'un an et sa demande d'asile a été déposée il y a plus de six mois maintenant. Comme elle n'a pas été traitée après ce délai, il peut travailler. C'est une des dispositions de la nouvelle loi "asile et immigration". En revanche, si sa demande d'asile est rejetée, il ne peut plus chercher du travail. "Je suis prêt à tout pour travailler, explique le jeune homme, j'ai déjà déposé des CV dans toutes les boîtes d'intérim, je suis allé me présenter dans des entreprises, mais on ne me rappelle pas".

L'association Itinérance va renouveler cette "cellule emploi", peut-être toutes les semaines. - Radio France
L'association Itinérance va renouveler cette "cellule emploi", peut-être toutes les semaines. © Radio France - Théo Hetsch

Car les entreprises sont frileuses à l'idée d'employer des demandeurs d'asile. Beaucoup ne savent d'ailleurs pas qu'ils peuvent travailler, s'il n'ont pas de réponse six mois après le dépôt de leur demande. Alors le président d'Itinérance, Jean Dussine, démarche les entreprises. Et c'est en bonne voie : "je sais déjà que les entreprises de transformation de poisson, à Tourlaville notamment, ils cherchent désespérément du personnel. Dans le bâtiment ou la restauration, il y a aussi des recherches, donc il y a en effet beaucoup de pistes". Et vu le nombre de migrants venus se renseigner, il y a de la demande. Itinérance va renouveler l'opération. Peut-être toutes les semaines.

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