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A Laval, les jeunes sont de moins en moins vigilants vis-à-vis des gestes barrières

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Par , France Bleu Mayenne

Le préfet de Mayenne Jean-Francis Treffel appelle les adolescents et les jeunes à respecter les gestes barrières, après avoir relevé une "insouciance préoccupante" de leur part. A Laval, ils sont nombreux à reconnaître un certain relâchement.

Au square de Boston, à Laval, les distances sont bien respectées entre les groupes d'amis, mais beaucoup de jeunes avouent relâcher leur vigilance vis-à-vis des gestes barrières.
Au square de Boston, à Laval, les distances sont bien respectées entre les groupes d'amis, mais beaucoup de jeunes avouent relâcher leur vigilance vis-à-vis des gestes barrières. © Radio France - Ambre Rosala

Au square de Boston, à Laval, les jeunes sont nombreux à être venus profiter du soleil. Entre les différents groupes d'amis, composés de quatre ou cinq personnes au maximum, les distances sont bien gardées. Mais, entre eux, les jeunes ont tendance à se relâcher. "Si je suis avec des amis que je connais bien, en qui j'ai confiance, je fais moins attention", reconnait Valentine, 17 ans. Pareil Pour Louane, 16 ans. Quand elle sort avec amis, elle ne pense pas toujours aux gestes barrières. "Je ne mets pas de masque, et il n'y a pas vraiment de distanciation sociale. Et si je croise des amis dans la rue, je vais leur faire la bise pour leur dire bonjour."

Pour beaucoup, il est difficile de respecter les gestes barrières avec ses proches après une longue période de confinement. "A partir du moment où on nous dit qu'on peut revoir notre famille, et nos amis, je pars du principe que je ne suis pas obligée de respecter les gestes barrières. Au début, j'essayais de ne pas faire la bise à mes proche, mais avec le temps j'ai recommencé à le faire. Je ne me vois pas ne pas faire la bise, ou des câlins à ma famille. C'est trop compliqué", raconte Caroline, 25 ans.

D'autres sont plus vigilants

Paulin, 17 ans, regrette que les jeunes soient les seuls à être pointés du doigt. "Il y a aussi des adultes qui ne respectent pas les gestes barrières, qui se font la bise. Ce n'est pas seulement les jeunes. Il faut arrêter de dire qu'on est moins responsables, qu'on fait moins attention. On connaît aussi les risques liés au coronavirus", lance le lycéen. "Moi par exemple, j'habite à L'Huisserie, mon père travaille à l'abattoir, et je travaille dans une boulangerie où il y a déjà eu un cas. Je me suis fait dépister et je suis négatif, mais je fais quand même attention quand je suis avec mes amis. Je vais prendre un petit peu plus mes distances, on ne se regroupe pas en grand nombre, et on essaye d'être au maximum à l'extérieur, à l'air libre. C'est vrai qu'on ne porte pas de masque, mais on ne se fait pas la bise, et il y a beaucoup moins de contact que d'habitude."

De nombreux jeunes, comme Valentine, ont fait l'impasse sur le dépistage. "Je me dis que ça ne sert à rien d'y aller si je n'ai pas de symptômes", explique la lycéenne. Pourtant, le taux de personnes asymptomatiques est aujourd'hui très élevé. En Mayenne, environ 80% des malades ont été testés positifs sans avoir déclaré de symptômes. 

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