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Société

À Laval, les policiers se réunissent pour dénoncer les violences envers les forces de l’ordre

mardi 9 janvier 2018 à 18:01 Par France Bleu Mayenne, France Bleu Mayenne

Une trentaine de policiers se sont réunis ce mardi 9 janvier devant le commissariat de Laval. Ils protestent notamment contre les violences, physiques ou verbales, envers la profession. Un rassemblement national, un peu plus d’une semaine après l’agression de deux policiers à Champigny.

Une trentaine de policiers se sont réunis ce mardi 9 janvier devant le commissariat de Laval.
Une trentaine de policiers se sont réunis ce mardi 9 janvier devant le commissariat de Laval. © Radio France

« De plus en plus souvent, nos collègues sont victimes de violences, que ce soit en région parisienne, principalement, et également dans les petits départements…même à Laval. » Nicolas Crétoit est délégué du syndicat policier Alliance au commissariat de Laval. Accompagné d’une trentaine de ses collègues, il proteste ce mardi 9 janvier devant l’Hôtel de police pour dénoncer les violences que subissent les forces de l’ordre dans l’exercice de leur fonction. Cette manifestation a lieu un peu partout en France, et fait suite au lynchage de deux officiers de police en marge d’une soirée du Nouvel an à Champigny. 

En 2016 en Mayenne, neuf policiers ont été blessés dans l’exercice de leur fonction. Vingt en 2017, dont deux « blessés sérieusement », selon le représentant d’Alliance. « Cela a justifié plus de 200 jours d’arrêt de travail. Les victimes physiques sont une chose, mais nous avons de plus en plus à faire à de la violence verbale. Les contrôles se passent rarement de façon simple », précise Nicolas Crétoit. 

Un rétablissement des peines planchers

Le problème pour le délégué syndicat : le sentiment d’impunité. « Les auteurs interpellés sont de temps en temps condamnés, mais ne font pas forcément leur peine de prison puisque les prisons sont pleines… C’est un faux problème. Dans un premier temps, il faut que les gens soient condamnés. » 

« Ce que nous demandons, c’est notamment un rétablissement des peines planchers ». Une mesure prise sous Nicolas Sarkozy mais supprimée en 2014 lors du mandat de François Hollande. Ces peines planchers étaient des peines incompressibles imposées par la loi, notamment en cas de récidive.

« Ces peines permettent aux auteurs de ce genre de violences envers les forces de l’ordre, d’être condamnés plus durement. Mais aussi que ces gens aillent directement et systématiquement en prison purger leur peine. Ce qui n’est pas toujours le cas, notamment par manque de place dans les maisons d’arrêt », souligne Nicolas Crétoit. 

Une « lourdeur des tribunaux »

Mickaël Godement, délégué départemental du syndicat SGP FO Police dénonce quant à lui « la lourdeur des tribunaux, où les personnes incriminées n’ont pas le temps d’être traitées par l’instance judiciaire, ce qui renforce ce sentiment d’impunité », selon lui. Il invite également les magistrats à venir les "rencontrer et voir comment cela se passe sur le terrain. A partir de là, ils se rendront peut-être compte réellement de la situation que nous subissons aujourd’hui, nous les policiers ».